Les Bûûmettes se créent leur place lors du Meyboom : “les mentalités évoluent”

Depuis vingt ans, les Bûûmettes participent au Meyboom. Avec l'espoir, un jour peut-être, de porter l'arbre également.

Ro.Ma.
Les Bûûmettes se créent leur place lors du Meyboom : “les mentalités évoluent”
©Cameriere

Comme d'autres traditions folkloriques du pays, les festivités Meyboom conservent une division genrée des activités. Seuls les hommes ont droit de devenir "Bûûmdroegers" et de planter le hêtre de la joie. Mises à l'écart de cette tradition pendant des siècles, un groupe de femmes se sont frayé une place dans cet événement immuable : "Cela fait 20 ans que les Bûûmettes existent", explique Coco.

Elle et ses amies arborent un t-shirt rouge, comme leurs homologues masculins. "On prépare les omelettes, dès 5 h 30 ! On fait des sandwiches, on participe à la journée académique…", détaille Coco. "Et on boit", s'amuse Mimi. "Avec parcimonie, je promets."

Pascale, Bruxelloise de naissance habitant désormais au Pays de la Dendre, assiste au Meyboom "depuis toute petite". "Ça m'a donné envie de le faire et de m'investir." Et la passion est visiblement contagieuse. Sa fille Julie, 13 ans, compte déjà quatre Meyboom à son actif au sein des Bûûmettes. Son amie Camille, 17 ans, en est à son neuvième : "Mon père participe également. C'est dommage que les jeunes générations ne s'investissent pas davantage. Personnellement, je veux continuer à faire vivre la tradition", sourit la Bûûmette.

"Les mentalités évoluent petit à petit", souffle Pascale. Avec l'envie d'un jour porter l'arbre également ? "Ce serait bien…"

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