"Violences sexistes et sexuelles à la Stib", dénonce un syndicat : "il y a un gros travail à faire en interne au niveau des mentalités"
"La Stib s'implique énormément dans cette problématique", martèle l'entreprise.
- Publié le 24-11-2023 à 15h25
- Mis à jour le 24-11-2023 à 16h47

"Recruter des femmes à la Stib, c'est bien, mais les intégrer dans l'entreprise, c'est mieux", dénonce la CGSLB. Dans un communiqué, le syndicat libéral déplore des "violences sexistes et sexuelles" au sein de l'entreprise bruxelloise de transport public.
Stibienne depuis sept ans, Héléna Engomé, déléguée CGSLB, évoque notamment le cas des instructrices chargées de former les nouveaux conducteurs. "Des hommes considèrent qu'ils seront moins bien formés avec une femme plutôt qu'avec un homme. Ils se montrent réticents, font des remarques."
Autre aspect pointé : le flirt au sein de la boîte. "Des hommes ont l'impression que, lorsqu'une femme sourit, c'est open-bar. Ils traduisent le fait d'être polie comme un signe pour aller plus loin", fustige la syndicaliste, qui dit constater un découragement auprès des Stibiennes. "La société reste très masculine. Il y a un gros travail à faire en interne au niveau des mentalités."
Un faux procès pour la Stib
Contactée, la Stib déplore ce coup de projecteur, selon elle non mérité : "Il n'y a ni plus ni moins de sexisme à la Stib que dans d'autres entreprises et dans la société en général. La Stib s'implique énormément dans cette problématique", martèle la porte-parole de l'institution.
"Je doute qu'on trouve beaucoup d'entreprises où les collaborateurs ont accès à une section entière sur leur intranet consacrée à la question du sexisme avec les coordonnées des personnes à qui signaler les faits, un e-learning, un arbre décisionnel, des affiches, des vidéos, un leaflet, liens vers les documents légaux et les partenaires externes qui traitent de ces questions pour pouvoir aller plus loin, etc."
La société déplore également les fausses informations du syndicat, notamment concernant l'absence de toilettes pour dames. "Nous venons d'ailleurs de signer la charte du projet Cease et de lancer une nouvelle campagne de sensibilisation."