Bruxelles

Ecolo-Groen a déposé une proposition de résolution visant à favoriser les productions d’œuvres audiovisuelles durables.

Comme annoncé dans La DH du 5 janvier, quelque 23 longs métrages et 12 séries télévisées ont été réalisés dans les rues de la capitale l'année passée.

Ce nombre, prometteur, rencontre un des objectifs prioritaires de la Stratégie 2025 de la Région qui vise à stimuler la production audiovisuelle sur son territoire. L'industrie du tournage à Bruxelles représente pas moins de 15.000 emplois et génère en revenus cinq fois ce qu'elle requiert en investissements. Bruxelles constitue une destination de choix en raison de la diversité de ses décors, de sa situation centrale ainsi que par l'avantage financier lié au tax shelter.

"Même s'il faut se réjouir de l'intérêt de l'industrie du tournage pour notre ville, il n'en faut toutefois pas oublier l'enjeu que cela constitue pour notre environnement tant en matière d'énergie, de transports, de matériel que de déchets. Rappelons les objectifs de la Région qui s'est engagée à réduire de près de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre pour 2025 par rapport à 1990", expliquent Annemie Maes et Bruno De Lille, cosignataires de la proposition. "En matière de déchets, la Région s'est fixée pour objectif d'atteindre le taux de 50 % de réemploi et de recyclage pour 2020 . Le plan de lutte contre le réchauffement climatique et donc de réduction de l'empreinte écologique de notre Région ne pourra faire l'impasse sur le domaine de l'audiovisuel, en tant que producteur d'une activité économique (avec des retombées sur le secteur de l'horeca et du transport par exemple) mais également en tant que porteur de message."

C'est ainsi que dans leur proposition de résolution, les Verts demandent au gouvernement bruxellois d'intégrer les objectifs environnementaux dans les missions de Screen.brussels (l'organisme est charge de la coordination des tournages à Bruxelles, NdlR) et de développer des outils à destination des producteurs d’œuvres dont le tournage se déroule dans la capitale, tels qu'un calculateur de CO2. "Nous demandons aussi au gouvernement de créer un label distinguant les productions audiovisuelles qui sont engagées dans la réduction de leur consommation de matières premières et dans la réduction des déchets", concluent les Verts.