Belfius ne prêtera à la Ville de La Louvière "que" 2,7 millions d'euros au lieu des 16 millions prévus par le Plan Oxygène
Des conditions drastiques seraient en outre imposées à la Ville.
- Publié le 28-11-2024 à 12h57
- Mis à jour le 28-11-2024 à 13h08

Il y a quelques jours, nous vous annoncions que le budget de la Ville de La Louvière allait être soulagé de quelques millions d'euros dans le cadre du Plan Oxygène suite à l'accord trouvé avec une autre banque que Fortis qui avait initialement refusé d'accorder le moindre prêt non seulement à La Louvière mais aussi à plusieurs autres villes wallonnes.
Le hic, c'est qu'au lieu de la somme prévue et demandée par la Ville, à savoir 16 millions d'euros, elle ne va recevoir "que" 2,7 millions soit plus de cinq fois mois que prévu.
Selon Sudinfo, cette répartition défavorable à La Louvière, 5e ville wallonne, se justifierait par le fait que sur les 16 millions d'euros de départ seraient enlevés 12,2 millions de provisions déjà prévus par La Louvière, et 1,1 million de boni de la zone de police de La Louvière. Autrement dit, les comptes auraient été calculés au plus juste…
Les conditions de ce prêt sont aussi compliquées à remplir pour les communes. "On peut estimer normal qu'un prêteur impose ses conditions, mais encore faut-il voir la légalité de ces dernières", a confié Olivier Destrebecq, futur échevin des Finances, à Sudinfo." Mais d'une manière générale, je ne peux à nouveau que prôner plus de rigueur financière et budgétaire à l'avenir pour ne plus tomber dans ce genre de situation. Car au plus vite on pourra se libérer de ce genre de plan, au plus vite nous retrouverons une responsabilité politique."
"Une aumône"
Le bourgmestre de La Louvière a également réagi à ce montant jugé ridicule. "C'est une aumône pour La Louvière, alors qu'il est bien précisé que le Plan Oxygène vient en appui pour compenser des charges financières supplémentaires imposées aux communes comme les pensions des fonctionnaires. La banque publique Belfius conditionne ce prêt, avec l'aval du gouvernement régional, à des conditions inacceptables comme remplacer des policiers par des gardiens de la paix, ou éteindre la nuit l'éclairage public, et en rajoutant à chaque fois la phrase 'sans mettre la sécurité d'autrui en péril'… Ces conditions, irréalisables pour la plupart, voire démagogiques, bafouent le droit par rapport aux obligations des communes et à l'autonomie communale."
Dès ce 2 décembre, le nouveau Collège en place devra prendre des décisions et des mesures pour trouver des solutions et notamment boucler le prochain budget ce qui ne s'annonce pas être une mince affaire…
