Vito ingère alcool, cocaïne et médicaments et s'emporte violemment sur son épouse et sur deux policiers : sursis simple de 5 ans
Le prévenu a été condamné à 15 mois de prison, avec la mesure de faveur, pour une série de préventions de violence à la suite d'une dispute concernant son divorce.
- Publié le 15-10-2025 à 19h00

Le 15 novembre 2023, la zone de police des Trieux est requise vers 7h30 du matin pour intervention au domicile du couple formé par Vito et son épouse. Mariés depuis plus de 20 ans, les époux se disputent à la suite de leur futur divorce. Vito, le prévenu, est formel : c'est lui-même qui a fait appel aux forces de l'ordre parce que son épouse était "un peu agressive", alors qu'il est également à l'origine du divorce…
Un cocktail explosif consommé avant les faits
Au domicile conjugal, le scénario est totalement contraire : l'épouse de Vito, qui prend la décision de divorcer, est apeurée, tandis que l'époux se montre très nerveux après avoir consommé un cocktail explosif, mélangeant alcool, médicaments et un rail de cocaïne. Le quinquagénaire était poursuivi devant la justice carolo pour des coups et blessures, des menaces et un harcèlement sur son épouse. Selon cette dernière, la violence de l'époux existerait déjà depuis plusieurs années.
Interrogé sur ces premiers faits, Vito avait vivement contesté les préventions commises sur sa désormais ex-épouse. Le parquet carolo reprochait également au prévenu des menaces, des outrages et une rébellion sur les deux policiers intervenus. Vito aurait tenté d'asséner un coup de coude à l'un d'eux, avant de balancer diverses insultes et des menaces.
Un sursis pour le surveiller
"J'ai levé les mains, ils m'ont mis les menottes et je me suis retourné. Ils m'ont mis à terre. Oui, j'ai insulté la police parce qu'on me tirait alors que j'avais mal à mon épaule", justifiait Vito. Selon le parquet, le comportement de l'époux démontrait clairement "une emprise totale de ce dernier sur la victime", ainsi qu'une absence de remise en question sur son comportement, puisque ce dernier a notamment refusé l'invitation à rejoindre la CVC (chambre traitant de la prise en charge des violences conjugales) en estimant "ne pas en avoir besoin".
Alors que l'autorité judiciaire avait requis une peine de 18 mois de prison, avec un sursis probatoire, le tribunal correctionnel a fait preuve de plus de clémence en prononçant une peine de quinze mois de prison, avec un sursis simple de cinq ans.