Surpris nu dans le lit, le sexe en érection, avec sa petite-fille de deux ans et demi par sa compagne, il nie avoir agressé cinq victimes
Le père de famille, actuellement détenu, est également suspecté d'avoir sexuellement agressé quatre autres jeunes filles et d'avoir détenu 21 images pédopornographiques.
- Publié le 03-06-2026 à 17h10
- Mis à jour le 03-06-2026 à 17h41

Le 3 janvier 2024, la police carolo est requise pour intervention au domicile de Samuel. La compagne de ce dernier dénonce les coups qu'elle vient de recevoir de la part de son compagnon, après être descendue dormir dans le salon avec l'un de ses enfants. Peu avant la scène de violence conjugale, la requérante a alors surpris Samuel, nu et le sexe en érection, dans le lit en compagnie de sa fille âgée de deux ans et demi. Ce sont les cris et les pleurs de l'enfant qui ont alerté la maman…
Quatre autres victimes qui dénoncent le même mode opératoire
Le body de l'enfant est défait et son lange est déplacé. Après analyse ADN, le sperme de Samuel est découvert sur le body et le pyjama de sa fille. Dans la foulée de cette scène dans la chambre, Samuel a alors asséné des coups à sa compagne et retourné la table de la salle à manger, après avoir été insulté de "pédophile". Le dossier à charge du quadragénaire comporte d'autres viols et atteintes à l'intégrité sexuelle.
Au total, l'actuel détenu aurait fait cinq victimes, parmi son entourage. Hormis sa propre fille, trois de ses belles-filles et une adolescente hébergée au domicile familial dénoncent un mode opératoire similaire. "Il touchait d'abord le corps et cela avait lieu quand elles étaient seules avec le prévenu, dans le salon", précise le parquet. Deux des belles-filles de Samuel ont ensuite quitté le domicile familial, dès leur majorité, et l'une d'entre elles a notamment reçu des messages de son beau-père. "Tu aimes quand je te touche la chatte, cochonne", a écrit le prévenu. Face à ces accusations, Samuel est catégorique et affirme qu'il ne s'est jamais rien produit de tel.
Quatorze ans de prison requis
Pour les faits commis sur sa propre fille, Samuel explique "ne pas s'être rendu compte que son enfant se trouvait dans le lit", après être rentré chez lui en état d'ivresse. Pour deux de ses belles-filles, le quadragénaire explique "qu'il ne s'entendait pas bien avec elles" et, concernant la victime hébergée chez lui, Samuel prétend s'être réveillé "et avoir retrouvé la jeune fille assise sur lui". "Comment peut-on avoir autant de personnes qui disent la même chose", s'interroge la juge, perplexe face aux explications fournies par Samuel.
Pour les 21 images montrant des abus sexuels sur des mineures d'âge et découvertes dans le matériel informatique de Samuel, ce sont "des fichiers pornographiques", affirme le prévenu, uniquement en aveu pour les faits de violence commis sur sa compagne de l'époque. Pour l'ensemble des faits reprochés, le parquet souhaite qu'une peine de plus de 14 ans soit prononcée. Du côté de la défense, c'est un acquittement pour les faits de mœurs qui est plaidé. Me Fivez, conseil du détenu, estime notamment que certaines plaignantes présentaient "une attitude désinvolte" lors de leurs auditions, qu'il n'est pas impossible que le sperme du prévenu se trouvait d'abord dans le lit avant d'être retrouvé sur les vêtements de sa fille, que cette dernière se soit dévêtue à la suite d'une nuit agitée ou encore qu'il existe un doute sur les images pédopornographiques, étant donné que les policiers ne sont pas en mesure de déterminer l'âge des victimes présentes sur les photos.
Une peine de travail est sollicitée pour les faits de violence reconnus par le prévenu. Jugement le 17 juin.