Malgré les décisions gouvernementales et l'inflation, les finances de Châtelet épargnent le citoyen
Inflation et mesures d'autres niveaux de pouvoir impactent les finances de la ville de Châtelet. Parmi les moins favorisées de Wallonie, elle parvient pourtant jusqu'à présent à faire face.
- Publié le 26-10-2026 à 15h00

Déjà touchées par des mesures prises à d'autres niveaux de pouvoir, en particulier la limitation des allocations de chômage dans le temps décidée par le fédéral, les communes wallonnes vont subir aussi les conséquences de mesures prises par le gouvernement wallon. À Châtelet, 8e commune la plus pauvre de Wallonie, le groupe PTB s'en est inquiété lors de la dernière réunion du conseil communal. Avec les précautions qui s'imposent en raison d'informations encore partielles, le directeur financier a fait part d'une réponse où tout n'est pas négatif, mais où, au final, les chiffres sont bien dans le rouge.
La bonne nouvelle, c'est que le gouvernement wallon a décidé d'accorder une avance de trésorerie relative aux augmentations annuelles du paiement des cotisations de responsabilisation pour le paiement des pensions du personnel retraité. Soit une recette de 134 000 € estimée. Pour le reste, les non-indexations prévues, dans un contexte d'inflation annoncé par le Bureau du plan à 3,7 %, ce seront des recettes en baisse avec, en tête, la dotation du Fonds des communes qui ne sera pas indexée de 3 % au total : – 734 220 €. La non-indexation du subside APE (aides à la promotion de l'emploi) réduit ce dernier de 3,7 %, soit – 142 302 €. Et encore – 36 137 € découlant de la non-indexation de 2 % de la compensation accordée aux communes dans le cadre du Plan Marshall.
Trois fonds de réserve
Une fois la balance faite, on arrive à – 778 659 €. Si le directeur financier évoque, sans les chiffrer, des rentrées possibles avec la perception d'amendes administratives pour les excès de vitesse en 2028 et des moyens pour la propreté, il ajoute aussi le poids financier de quatre indexations, en 2026 et 2027 (+ 7 %), qui seront à prendre en compte dans le budget 2027 à venir : + 1 826 551 €. L'impact budgétaire global s'élève dès lors, au budget ordinaire, à plus de 2,6 millions €. "Il s'agit d'une estimation réaliste, mais des modifications pourraient être apportées", tempère l'échevin des Finances, Michel Mathy, qui avance l'exemple d'un montant trop élevé d'un demi-million € du CPAS pour une cotisation de responsabilisation précédente.
Le citoyen châtelettain doit-il craindre pour son portefeuille pour autant ? "Non", selon l'échevin. Avec un boni cumulé qui s'est élevé jusqu'à 14 millions €, la Ville a pu, jusqu'à présent, faire face en l'utilisant pour alimenter trois fonds clés de prévoyance : cotisation de responsabilisation, personnel et investissements (compléments). Actuellement, le boni s'élève encore à près de 5 millions €. "Jusqu'à maintenant, on essaie de ne pas toucher le citoyen. Mais à l'avenir, on ne peut pas dire qu'on ne touchera pas à certaines dépenses et activités." Des mesures qui ne sont apparemment pas prévues avec le budget 2027.
