Verviers : une mesure de… façade !
D'un sablage, on passe au tollé des propos de la bourgmestre.
- Publié le 26-10-2016 à 06h00

D'un sablage, on passe au tollé des propos de la bourgmestre. La vie d'un conseil communal, c'est l'opposition des idées, des styles et des genres. Lundi soir à Verviers, on a une fois encore parlé de revitalisation commerciale, le sujet du moment à l'heure où l'éventuel rachat du projet de centre commercial à Urbanove entre dans sa dernière ligne droite.
Mais, aujourd'hui, la nouvelle marotte de la majorité, c'est le Grand Bazar pour lequel elle délie les cordons de la bourse, quelque 300.000 €, pour sabler les façades, nettoyer la pierre bleue "afin de redonner un éclat à ce joyau", précise la bourgmestre.
Une façon de voir les choses car du côté d'Ecolo, on parle plutôt d'une… "mesure de façade. On débloque une somme importante pour des travaux non-prioritaires dans le cadre de la politique des grandes villes. On sera attentif à l'exploitation de ce bâtiment", ajoute Pauline Dumoulin, la cheffe de groupe.
Et là-dessus, elle peut compter sur le MR qui ne s'arrête pas sur les travaux et qui fonce sur la commercialisation des lieux toujours aussi opaque faute de grille de loyers… Le public qui se mue en gestionnaire d'espaces commerciaux, ça fait un peu mauvais genre, selon le MR qui craint que "certains commerces qui se trouvent dans le Grand Bazar soient subventionnés par la ville qui, si elle ne gère pas ça comme une entreprise, va continuer à boucher les trous. Les autres commerces risquent de râler et n'hésiteront pas à partir", souligne Maxime Degey, chef de groupe.
Réponse de la bourgmestre Targnion. "On tente de réguler les prix car les propriétaires, pour la plupart bruxellois, font payer des loyers importants. Et on fera même des conditions exceptionnelles, la gratuité des espaces, aux grandes marques qui pourraient être des locomotives pour attirer d'autres enseignes. C'est çà que les Verviétois veulent, des enseignes qui attirent…"
Tollé sur les bancs réformateurs où on n'hésite pas à dénoncer cette "concurrence déloyale entre les petits commerces, qui payent 3.000 à 4.000 € de loyer par mois, et les grandes enseignes. On voit qu'il n'y a aucun indépendant dans vos rangs", s'est insurgée Aurélie Luypaerts.
Ambiance, vous avez dit…
