Action Code Rouge à Flémalle : la police menace d'expulsions et d'arrestations de masse
L'expulsion des militants est prévue ce jeudi soir à 18 heures suite à l'intervention d'un huissier mandaté par Engie. Des forces de police supplémentaires se rassemblent à proximité du site.

- Publié le 06-07-2023 à 17h43

Alors que 400 activistes occupent toujours le site de construction de la nouvelle centrale au gaz à Flémalle, la situation sur le chantier se tend entre activistes et représentants d'Engie. Malgré une pression toujours constante des forces de police, les participants disent rester déterminés à mener à bien les différents blocages et actions comme prévu initialement. Les activistes prévoient en effet de bloquer le site encore jusqu'à samedi.
Alors qu'elle encerclait jusqu'ici le site, la police a annoncé une expulsion des militants ce jeudi soir à 18 heures, suite à l'intervention d'un huissier mandaté par Engie. L'équipe juridique de Code Rouge est entrée en possession d'une ordonnance de 26 pages, détaillant la décision prise par Engie d'expulser les occupants sous peine de se voir forcés à payer jusqu'à 5 000 euros d'astreintes par activiste, pour un montant total atteignant des centaines de milliers d'euros. Des forces de police supplémentaires se rassemblent actuellement à proximité du site.

"Une attaque frontale"
"Au lieu de réagir à notre critique et à nos demandes, Engie et les autorités ont choisi la voie de la répression. Si elles tentent de nous arrêter, c'est parce que nos actions révèlent la complicité des autorités avec des grands pollueurs. Alors qu'Engie voudrait se présenter comme une entreprise climatico-compatible, elle veut aujourd'hui s'attaquer frontalement à une large part du mouvement pour la justice climatique. Code Rouge, ce sont des milliers d'activistes, soutenus par 25 organisations de défense de l'environnement et des droits sociaux," rappelle Léo, un porte-parole de l'action.
Les militants présents sont déterminés à ne pas quitter le site aujourd'hui.
En cours d'après-midi, de nouveaux groupes de personnes sont entrés sur le site de Flémalle pour venir en renfort des activistes arrivés hier, "soumis à une pression très importante de la police comme à Bruxelles". Celle-ci a par ailleurs annoncé ne plus laisser de convoi d'eau et de nourriture pénétrer sur le site. "Bien entendu, les militants présents sont déterminés à ne pas quitter le site aujourd'hui. Des centaines de personnes sont toujours présentes, des militants sont enchaînés aux engins de chantiers, certains sont accrochés sur les grues. Une expulsion va être extrêmement compliquée," explique Katharina, porte-parole de Code Rouge. L'organisation annonce faire un front commun face à ces menaces de répression financière.
