Le Conseil d'État a rendu son verdict : La SRPA de Liège va devoir restituer Ruben, un chien saisi par l'association, à son propriétaire
Le Conseil d'État a tranché : l'association SRPA doit rendre Ruben, une chienne de race Courant Suisse, à son propriétaire. Cette décision suit une bataille autour de la saisie de l'animal, retrouvé en mauvais état. La SRPA conteste ce jugement, inquiet pour le bien-être de Ruben.
- Publié le 22-12-2025 à 11h10
- Mis à jour le 22-12-2025 à 14h14

C'est une fin de bataille pour la SRPA qui va bien devoir rendre Ruben à son propriétaire. C'est l'avis du Conseil d'État qui a été rendu ce lundi 22 décembre.
Pour rappel, tout débute le 2 octobre dernier, Ruben, une chienne de chasse de race Courant Suisse âgée d'environ 2 ans, est retrouvé dans un état de santé préoccupant par des riverains d'une chasse et ce, après s'être échappé lors d'une battue. Ainsi, la SRPA prend en charge l'animal afin de soigner ses blessures et sa maigreur assez importante. La difficulté de ce dossier réside dans le fait que le chien directement maltraité par son propriétaire, mais serait rejeté par la meute de chien de chasse.
Mais le propriétaire de l'animal a contesté cette saisie et ne voulait pas participer aux frais de l'association qui a pris soin du chien. Un bras de fer a débuté et le propriétaire avait finalement eu gain de cause avec une autorisation de récupérer Ruben suite à une décision du ministre wallon du Bien-être animal, Adrien Dolimont.
Bien décidée à ne pas restituer le chien, la SRPA avait déposé un recours contre cet avis auprès du Conseil d'État, afin de s'assurer que le bien-être de Ruben soit pleinement pris en compte.
Une décision qui s'appuie sur la vérification des procédures, pour savoir si le processus a bien été respecté. Mais l'association regrette cet avis qui ne prend en compte que la procédure et non le fond du problème évoqué. "L'animal était en très mauvais état lorsqu'il est arrivé et il n'était pas soigné", affirme encore aujourd'hui un bénévole de la SRPA.
Une action de contestation pacifique
Ainsi, l'association ne cache pas son désaccord avec l'avis du Conseil d'Etat, seul recours possible. Le propriétaire viendra bien chercher son chien ce mardi… Afin de montrer leur opposition, les bénévoles ainsi que d'autres associations feront une haie de déshonneur, un genou à terre.