Faux policiers, armes et plaques volées : trois suspects arrêtés avant un nouveau carjacking en région liégeoise
Les zones de police de Seraing-Neupré et de Flémalle ont interpellé trois individus. Une vingtaine de faits pourraient leur être imputés. Les trois suspects ont été placés sous mandat d'arrêt.

- Publié le 23-10-2026 à 10h08

Ils se faisaient passer pour des policiers pour intercepter des automobilistes et les dépouiller. Trois suspects ont été arrêtés cette semaine dans le cadre d'une enquête judiciaire menée conjointement par les zones de police de Seraing-Neupré et de Flémalle. Selon le parquet de Liège, ils se préparaient à commettre un nouveau carjacking au moment de l'intervention.
Les enquêteurs ont procédé à des vérifications à plusieurs adresses connues de leurs services avant de passer à l'action. Les suspects utilisaient notamment des gyrophares et des avertisseurs sonores pour se faire passer pour des policiers et intercepter des véhicules préalablement ciblés. Ils étaient également en possession d'armes, exhibées lors de ces faits.
Une vingtaine de faits potentiellement liés
Les investigations ont permis de mettre au jour leur implication présumée dans une série d'autres faits délictueux. À ce stade, une vingtaine de faits sont susceptibles de leur être imputés, dont plusieurs carjackings, des vols avec violences et des faits liés à une association de malfaiteurs.
Les perquisitions ont notamment permis de saisir quatre véhicules volés, dont une moto, des gilets pare-balles factices, de nombreuses armes de type airsoft, à plomb et paintball, ainsi que des talkies-walkies. Les policiers ont également mis la main sur un important lot de plaques d'immatriculation volées dans l'arrondissement.
Présentés devant un juge d'instruction, les trois suspects ont été placés sous mandat d'arrêt. Ils sont inculpés d'association de malfaiteurs en vue de commettre des vols avec violence, des extorsions et des tentatives d'extorsion, avec les circonstances aggravantes du port d'arme, de la commission en groupe et de nuit.
Onze faits connexes leur sont également reprochés, dont trois commis en se faisant passer pour des fonctionnaires de police. Selon le parquet, les trois intéressés ne sont pas connus des autorités judiciaires.
L'enquête se poursuit afin de préciser les circonstances des faits et le rôle exact de chacun des suspects.
