De la marche à pied pour contourner les piquets
Les esprits se sont échauffés à plusieurs endroits du Borinage ce lundi matin
- Publié le 15-12-2014 à 17h51
- Mis à jour le 15-12-2014 à 17h54

Les esprits se sont échauffés à plusieurs endroits du Borinage ce lundi matin.
Comme partout ailleurs en Belgique et dans la région, le Borinage n'a pas été épargné par le mouvement de grève national. Les grévistes ont pris d'assaut les zonings industriels dès 5h pour ensuite élargir leur champ d'actions aux centres commerciaux. Les barrages filtrants étaient également nombreux aux carrefours fréquentés et aux grands axes routiers.
Comme nous pouvions nous en douter, la situation n'a pas plu à tous les automobilistes qui tentaient de rejoindre leur lieu de travail. À Saint-Ghislain, les policiers de la zone boraine ont dû intervenir à plusieurs reprises et une poignée d'individus ont été embarqués. "Un jeune homme devenait agressif envers les personnes qui distribuaient des tracts", explique un gréviste. "Un policier était sur place et a appelé des renforts. L'homme a ensuite été menotté puis embarqué".
Quelques différends se sont également déroulés aux abords du zoning du Crachet à Frameries. Une poignée de travailleurs souhaitaient accéder à leur entreprise en voiture. "Les grévistes nous l'ont interdit. Par contre, je savais qu'ils n'avaient pas le droit de nous interdire de passer à pied", explique Sylvie Quenon, la gérante d'une boutique de vêtement de travail située à l'intérieur du zoning. "Apparemment eux ne connaissaient pas cette loi. J'ai dû faire appel aux policiers pour régler le problème".
Sylvie a finalement pu rejoindre son magasin tout en sachant qu'aucun client ne viendrait ce lundi. "Ce n'est pas grave. Nous ne pouvions quand même pas perdre une journée de travail. Je suis indépendante et en cette période de fin d'année je n'ai pas de temps à perdre. Je vais en profiter pour faire l'inventaire".
