Le Roeulx: il tente de trancher la gorge d'un policier

Une dispute conjugale avait tourné au vinaigre à l'arrivée de la police

Bosman Florence

Une dispute conjugale avait tourné au vinaigre à l'arrivée de la police Un Bruxellois comparaissait ce jeudi devant la 11 e chambre correctionnelle du tribunal de Mons pour des faits de coups et blessures à l'encontre de sa compagne et de plusieurs policiers. Les faits se sont produits au domicile du prévenu à Le Roeulx, le 20 avril 2016. Ce soir-là, une dispute a éclaté entre Dominique et sa femme, qui avaient tout deux, consommé de boissons alcoolisées.

Le ton est rapidement monté au sein du foyer conjugal avant que des insultes et des menaces ne soient proférées. De fil en aiguille, la situation s'est envenimée à un point tel que le prévenu, ne voyant plus d'autre issue, a dégainé un couteau en menaçant de se suicider. Sa conjointe s'est alors précipitée pour tenter de lui reprendre le poignard de force.

Dans la foulée, l'individu a malencontreusement porté un geste maladroit à l'encontre de sa compagne. Elle a été blessée au pouce par le coup de poignard. À l'arrivée de la police, la victime s'était réfugiée dans sa chambre et tentait désespérément de stopper l'hémorragie.

L'homme, quant à lui, s'était retranché dans la salle de bains avec son couteau et tenait des propos incompréhensibles. Après avoir refusé d'obtempérer aux injonctions, le forcené s'est élancé vers lui pour tenter de lui trancher la gorge. Heureusement, le policier a anticipé le coup, ce qui lui a permis de l'éviter de justesse.

Enfin, deux équipes de police ont été appelées en renfort pour tenter de maîtriser l'individu, visiblement hors de lui. Même si le prévenu déclare ne pas se souvenir d'avoir levé la main sur sa compagne, les photographies prises au lendemain des faits attestent de la violence du prévenu. La chevelure de la victime a été, en grande partie, arrachée.

"Mon client se rend compte qu'il a de grosses difficultés au niveau de sa consommation d'alcool et il souhaite être admis à l'hôpital Van Gogh à Charleroi pour y suivre une cure de désintoxication alcoolique", explique Me Yavo avant de demander un sursis simple et, à titre subsidiaire, un sursis probatoire comprenant, entre autres, une formation à la gestion de la violence.

Quant à la partie civile, elle réclame un montant provisionnel de 5.000 euros. "Ce n'est pas la première fois que Monsieur porte atteinte à l'intégrité de ma cliente. Cinq mois après les faits, elle est toujours en incapacité de travail et ignore encore si ses cheveux repousseront un jour", a-t-elle déclaré. Le ministère public requiert un an d'emprisonnement mais ne s'oppose pas à une mesure de sursis probatoire.

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