Une pétition pour réclamer la réfection de la route de Wallonie à hauteur de Baudour analysée en commission : les travaux sont toujours prévus
Des plans ont été soumis à la ville de Saint-Ghislain et doivent être validés.

- Publié le 15-01-2025 à 12h59

La route de Wallonie est en piteux état. Celles et ceux qui l'empruntent, quotidiennement ou occasionnellement, ne diront pas le contraire. Sa réfection est prévue tandis que la réflexion est lancée pour envisager sa sécurisation. En commission de l'aménagement du territoire, une pétition signée par seulement huit personnes, ciblant le tronçon à hauteur de Baudour, a été évoquée. Un faible nombre, qui tranche avec une situation déplorée et dénoncée depuis des années par de très nombreux usagers.
Nids-de-poule et mauvais éclairage font notamment parties des reproches le plus souvent formulés. "Votre prédécesseur (Philippe Henry, Ecolo, NdlR) avait indiqué que la réfection de cette voirie était prévue au plan d'Investissement et que la volonté était avancée en 2024 mais rien n'a été fait", a rappelé Guillaume Soupart (MR), à l'attention du ministre en charge des infrastructures, François Desquesnes (Engagés).
Pour ce dernier, la possibilité de n'intervenir que sur une partie de la voirie devrait être envisagée. "La route de Wallonie est très large alors que dans les faits, autant de bandes de circulation ne se justifient pas. Pourquoi ne pas imaginer n'intervenir en profondeur que sur les bandes les plus utilisées, ce qui permettrait de limiter les coûts et d'accélérer les choses, en plus de contraindre ceux qui voudraient utiliser la totalité de la voirie à ralentir."
Pour Pascal Baurain (Engagés), une intervention reste en tout cas urgente. "Cette route est défoncée, personne ne peut le nier. Le faible taux de signataires de cette pétition peut probablement s'expliquer par une certaine lassitude des citoyens, confrontés à son état depuis bien longtemps." La bonne nouvelle est finalement à trouver du côté du ministre, qui a confirmé que des travaux étaient bel et bien envisagés.
"C'est une voirie que l'on peut en effet considérer comme en difficulté", confirme-t-il. "Pour ce qui est de la vitesse, aucune demande n'a été formulée par la zone de police boraine pour envisager l'installation de radar fixe. Chacun aimerait probablement disposer d'un radar face à son habitation pour contraindre les automobilistes à lever le pied, mais il revient de placer pareils dispositifs aux bons endroits, en fonction du contexte. Il revient donc à la police, ici la zone boraine, de juger de son utilité."
Pour le reste, le ministre confirme donc que cinq millions d'euros ont été budgétés pour la réfection de la N50. "Le dossier est toujours à l'étude à ce stade mais des plans ont été soumis à la validation de la commune de Saint-Ghislain. Nous attendons son retour, ce qui permettra alors de monter un dossier d'adjudication dans le courant de la seconde partie de cette année." Bref, les travaux sont toujours envisagés. Reste à savoir quand une mise en œuvre sera possible.
