Détention de drogues dures entre Dour et Mons : trois mois de prison avec sursis
Le prévenu en cavale prenait de la drogue afin de rester éveillé en cas d'arrivée de la police… et de dealers qui réclamaient leur argent.
- Publié le 12-04-2026 à 10h01

Le tribunal correctionnel a condamné trois hommes et une femme à une peine de trois mois de prison avec sursis, assortie d'une amende de 8.000 euros, dans un dossier de stupéfiants. Les juges n'ont toutefois retenu que la prévention de détention.
L'affaire débute à la prison de Mons, où des produits stupéfiants sont découverts dans la cellule d'une détenue connue pour toxicomanie. Rapidement, les enquêteurs établissent un lien avec un homme en cavale et deux autres gaillards.
Une perquisition est menée au domicile de la compagne du fugitif, à Dour. Sur place, les policiers interpellent le mari et mettent la main sur 1,29 gramme de cocaïne ainsi qu'un peu plus de deux grammes d'héroïne.
À l'audience, l'intéressé reconnaît la possession. "Cette drogue m'appartenait. J'en consommais pour rester éveillé en cas d'intervention de la police", explique-t-il. Invalide mais désormais libre, l'homme, déjà connu pour des faits de braquage, affirme avoir tourné la page depuis son divorce. Il dit avoir retrouvé une certaine stabilité, avec un logement et la garde exclusive de ses trois enfants.
Retour sur le bon chemin
Son avocat a insisté sur ce retour à une vie plus structurée, évoquant également des menaces visant sa famille en raison de dettes contractées par son épouse, elle aussi dépendante aux drogues dures. "Monsieur bénéficie aujourd'hui d'un logement social et tous les indicateurs sont positifs", a-t-il plaidé.
Les autres prévenus, dont deux sont actuellement détenus dans le cadre d'autres dossiers liés aux stupéfiants, ne se sont pas présentés à l'audience. Leur condamnation vient alourdir un casier judiciaire déjà bien fourni.

