Il ne fait pas bon être coiffeur, esthéticien ou exercer un autre métier de contact en ce moment. Surtout à la frontière franco-belge où les clients n'hésitent pas à se déplacer de l'autre côté pour se faire coiffer tandis que les professionnels belges ne peuvent que constater le phénomène en restant portes closes. Pas étonnant dès lors que le dernier numéro du bulletin communal de Quiévrain fasse polémique.

Dans l'édition du mois de décembre distribuée dans toutes les boîtes aux lettres de l'entité, les Quiévrainois ont pu découvrir une publicité pour un salon de coiffure français. "Non seulement, je trouve ça honteux de fermer les salons de coiffure en Belgique alors que les salons français sont ouverts mais voilà que Quiévrain se met à faire de la publicité pour un salon de coiffure à la frontière", déplore une citoyenne sur Facebook.

La commune n'a pas tardé à s'excuser publiquement pour cette publicité "inappropriée". "Nous venons de constater que cette édition renferme une publicité pour un salon de coiffure français alors que les coiffeurs sont fermés en Belgique", réagit la commune. "La commune  reconnaît qu’en raison de la situation sanitaire que nous connaissons, la publicité en question est quelque peu inappropriée. Elle tient d’ailleurs à réaffirmer son soutien à l’ensemble de ses commerçants et plus particulièrement à ceux qui sont actuellement toujours obligés de garder porte close."

Les autorités communales se justifient en affirmant que les publicités du magazine sont gérées en externe. "C’est un éditeur privé qui propose des espaces publicitaires aux commerçants de la région et qui paie ainsi l’impression de la revue. Ce système, utilisé par la plupart des communes, permet donc de bénéficier d’un outil de communication gratuit pour le budget des Quiévrainois."

Cette explication n'a visiblement pas convaincu le groupe PS, membre de l'opposition. "Une nouvelle fois pour le Collège communal, on applique le "c'est pas moi c'est l'autre". Quand ce n'est le faute de l'administration, voici que c'est de la faute de l'éditeur. Finalement ce Collège est-il vraiment responsable de quelque chose dans cette commune ?"

Il ne reste plus qu'à espérer que les salons de coiffure belges puissent rouvrir rapidement pour calmer les ardeurs et surtout permettre à ces indépendants et salariés de redémarrer leurs activités.