La bâche va être customisée par un artiste… En attendant la démolition !

Le chancre de la place Léopold à Mons ne devrait plus faire de vieux os. À l’abandon depuis 1999, le bâtiment qui fait le coin avec le boulevard Gendebien prend pourtant la poussière depuis des lustres. Tant et si bien que la Ville de Mons avait fait installer une grande bâche sur la façade du chancre pour faire la pub de Mons… 2015 !

Depuis, il a coulé de l’eau sous les ponts. Et voilà que la Fondation Mons 2025 prévoit de donner un petit coup de rafraîchissement, non pas au chancre, mais à sa bâche. "C’est assez surprenant", s’étonne Georges-Louis Bouchez, conseiller de Mons en Mieux. "Certes, la bâche Mons 2015 était devenue dépassée. Mais aux dernières informations, la démolition de ce chancre avait été annoncée pour 2019. J’espère que ce projet artistique ne cache pas un retard voire une annulation du dossier."

Le chancre de la place Léopold et son bâtiment voisin, tout aussi délabré, doivent en effet être démolis cette année. À la place, le groupe Cayman devrait ériger un hôtel de 74 chambres. À la Ville de Mons, on nous assure que ce projet immobilier suit son cours. Et c’est donc en attendant que la fameuse bâche sera confiée aux soins d’un street artist.

"La volonté de la Ville reste de faire disparaître cette bâche et les chancres qui vont avec", indique la porte-parole de la Ville de Mons. "Mais en attendant, la bâche est toujours là. Il y a donc eu des discussions avec la Fondation Mons 2025 pour en faire quelque chose d’utile. C’est comme ça qu’est venue l’idée d’utiliser la bâche dans le cadre du projet Art en Ville."

Ce projet culturel prendra place dans la Cité du Doudou au printemps. Il vise à disséminer des œuvres dans l’espace public, dans la foulée du travail entamé par Niki de Saint-Phalle, dont toutes les nanas n’étaient pas enfermées au BAM. La Fondation Mons 2025 promet ainsi des lieux du quotidien revisités par des artistes expérimentés en compagnie d’étudiants, d’associations ou d’entreprises locales. "Un parcours à visiter la curiosité en bandoulière", invite la Fondation. "La patience en prime", ajoutera-t-on pour le chancre de la place Léopold.