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Namur : excédé par les braiments incessants d'un âne, il frappe son propriétaire au pied-de-biche

Devant le tribunal correctionnel, Jean, quinquagénaire namurois, reconnaît avoir "pété un plomb" : privé de sommeil par l'âne d'un voisin qui brayait à longueur de nuits, il a débarqué chez ce dernier et l'a frappé à la tête avec un pied-de-biche

Samuel Sinte
 L’âne sera à l’honneur, à Treignes, le samedi 16 mai.
L’âne sera à l’honneur, à Treignes, le samedi 16 mai. ©ÉdA – 50566256033

Pour Jean, l'expression imagée "entendre braire un âne" a furieusement perdu de son charme, pour lui qui l'a vécue au premier degré pendant des mois : "durant la période de canicule, où on avait forcément les fenêtres ouvertes, je suis resté 10 jours sans fermer l'œil." Le quinquagénaire le dit, il a perdu les pédales. Il n'aurait jamais dû rendre cette "visite" nocturne à son voisin. Mais l'âne de ce dernier brayait depuis des jours, des semaines, des mois, à longueur de nuits, visiblement. Un soir de mai, au moment d'aller se coucher, vers 23h30, le braiment de trop a fait basculer Jean dans une violence qui ne lui correspond pas. Informaticien, le prévenu n'a aucun antécédent de violence. "C'est quelqu'un qu'on imaginerait jamais comparaître devant un tribunal", plaide son avocat, Me Bernès. Devant le juge Jadin, l'air piteux d'un gamin qui porterait le bonnet d'âne et la contrition du prévenu semblent en contradiction avec la violence des faits. Et pourtant, cet homme posé, aux airs sereins, le reconnaît, il a "pété les plombs".

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