Ath: c'est parti pour le grand marathon de la vaccination !
Lors de cette première journée, plus de 400 personnes âgées ou à risque ont réjoint le hall Ceva pour recevoir la première dose du vaccin Pfizer. Nous avons recueilli leur témoignage juste après la petite piqûre.
- Publié le 16-03-2021 à 18h32
- Mis à jour le 16-03-2021 à 18h43

La première journée de vaccination pour le grand public s'est parfaitement déroulée à l'intérieur du Ceva. A l'heure où cet article paraîtra, quelques 440 personnes auront reçu leur première dose du vaccin Pfizer dans le grand hall d'exposition du zoning des Primevères.
Pour rappel, ce mardi débutait sur le site du Ceva la phase 1B réservée aux plus de 65 ans et au moins de 65 ans (avec comorbidités) ainsi qu'aux professions essentielles tels que les policiers, les pompiers ou encore les enseignants. "C'est dans cette tranche d'âge plus avancé que l'on trouvele le plus de personnes enthousiastes à l'idée de se faire vacciner", constate Xavier Van Coppenolle, médecin-coordinateur du centre de vaccination de la capitale du Pays Vert.
En tant que médecin-généraliste dont le cabinet se situe à Flobecq, notre interlocuteur est bien placé pour savoir que parmi ses patients plus jeunes, certains hésitent encore alors que d'autres sont impatients d'être vaccinés afin de pouvoir à nouveau voyager comme ils l'entendent à l'étranger.
D'ici la fin de la semaine, le staff médical aura déjà injecté le contenu de 2400 flacons du vaccin ARN messager commercialisé par le laboratoire américain Pfizer et provenant du CWAPI (Tournai) où les stocks sont conservés avant d'être dispatchés. "Les gens ne jurent désormais plus que par celui-là alors qu'il n'y a pas encore si longtemps, ils ne voulaient que de l'AstraZeneca dont nous n'avons pour l'heure reçu que quelques centaines de doses. Même si certaines personnes convoquées ce mardi nous ont posé la question, il n'y pas lieu d'appréhender ce vaccin plus qu'un autre", assure le docteur Van Coppenolle.
Et ce dernier de se réjouir que la campagne de vaccination contre le coronavirus démarre enfin ici comme partout ailleurs en Belgique et dans le monde. "Celle-ci s'apparente à une véritable course contre la montre qui doit nous permettre enfin de sortir de cette crise sanitaire."
A l'intérieur du Ceva dont l'entrée est flltrée par des militaires, deux lignes permettent de vacciner chacune 20 personnes par heure. La vaccination proprement dite est assurée par quatre infirmières: deux se chargent de faire les piqûres tandis que leur collègues préparent les vaccins. "Comme pour tout autre vaccin, le risque d'une réaction allergique n'est jamais totalement exclu. Vollà pourquoi nous demandons aux personnes venant d'être vaccinées d'attendre sur place 1/4h, voire 1/2h, dans un espace de détente équipé de téléviseurs, avant de rentrer chez elles.", précise encore le médecin coordinateur.
Ils sont contents de l'avoir fait
Agé de 87 ans, Edgard, de Bois-de-Lessines, a pu compter sur son fils Rudy pour être véhiculé jusqu'au Ceva: "Tout s'est bien passé. Voilà une bonne chose de faite. Son rendez-vous est déjà pris le mois prochain pour l'injection de la seconde dose. Dans quelques jours, j'accompagnerai ma maman pour qu'elle se fasse vacciner à son tour. Mon père et elle font déjà tous les ans le vaccin contre la grippe. Ils n'ont pas hésité une seule seconde à recevoir celui du Covid. Ils ont hâte de revoir leurs petits-enfants et de pouvoir à nouveau les serrer dans leurs bras."
Originaire de Vaudignies (Chièvres), Véronique, 57 ans, s'est également libérée pour conduire Lucette, sa maman de 83 ans, jusqu'au centre de vaccination athois. "Elle ne s'est pas posée la question de savoir si elle devait le faire ou pas. On a tous envie de retrouver une vie un peu plus normale et à part la vaccination, il n'y a pour l'heure pas 36.000 autres solutions", confie Véronique. Cette dernière a profité de sa présence au Ceva pour voir avec le corps médical s'il était envisageable que toute la famille puisse venir se faie vacciner en même temps. "Mon fils de 19 ans ne peut absolumement pas attraper le Covid-19 car il souffre d'une maladie auto-immune et nous avons peur de le contaminer. J'ai finalement pu obtenir la réponse à ma question. La demande doit être introduite auprès du médecin de famille."
Infirmière de profession, Marine, 62 ans, de Lens, avoue avoir hésité à se faire inoculer le vaccin, notamment par peur des effets secondaires. "C'est surtout pour protéger mes proches et mes amis. Mon père a souffert du Covid, il en a réchappé et je préfère ne pas lui refiler une 2ème fois ce virus quand je suis à ses côtés. Une ancienne collègue de travail n'a pas eu cette chance puisqu'elle en est morte alors qu'elle n'avait que 70 ans. J'ai assisté à ses funérailles pas plus tard que samedi dernier."