Le contre-pied de Jean-Marc Ghéraille : sale temps pour les Bruno
L'entraîneur d'Anderlecht ne voit pas que la crise couve, celui du RWDM a pris la porte.

- Publié le 20-10-2026 à 08h04

L'automne a décidé de prendre résolument ses quartiers. Premiers frimas, brume, les citrouilles d'Halloween qui pointent le nez et la splendide couleur ocre des arbres. Sur le plan sportif, c'est déjà l'heure des premiers bilans souvent moins idylliques et romantiques.
Leur fête est inscrite dans le calendrier le 6 octobre. Nous sommes le 20 et les Bruno sont tout sauf à la fête. Coïncidence géographique, les deux Bruno dont je vous parle bossent à Bruxelles, dans deux clubs jadis rivaux : Anderlecht et le RWDM.
Noblesse oblige, envisageons d'abord le cas de Vitor Bruno. Son "Vous voyez une crise à Anderlecht ? Moi pas !" confirme que le coach portugais sait fort bien que l'élimination (logique) en Croky Cup chez d'autres Mauves, le Beerschot, va inévitablement faire monter la pression. Avant un match à La Gantoise, actuel leader de la Jupiler Pro League. Après son opération séduction lors de son arrivée, notamment envers les supporters qui attendent un trophée depuis 10 ans, son crédit s'est subitement effrité. Ses choix, ses changements, ses déclarations : rien ne va. Ajoutez-y les résultats et un Anderlecht qui fera sans doute (encore) moins bien que la saison dernière (finaliste de la coupe et 4e au général). Il a intérêt à redresser la barre (vite…) au risque que cela devienne Bruno… future.
Celui de l'autre Bruno, Christ, a lui été scellé. Sans que l'on comprenne vraiment pourquoi, l'entraîneur du RWDM a été remercié (terme élégant pour dire viré) après une défaite à l'Olympic en D1 amateurs. Ex-joueur du club, le Carolo avait joué les pompiers de service en décembre 2025, avait maintenu sportivement l'équipe malgré une situation interne cataclysmique, avait patienté cet été, était parvenu à enchaîner avec un 15 sur 15 après avoir accueilli des joueurs déboulant de partout. Aujourd'hui, après un 4 sur 12, il est sacrifié. Tôt. Saleté de métier même si tu ne t'appelles pas Bruno…