Basket-ball : les curieux surnoms des stars de la NBA
- Publié le 27-02-2001 à 09h00

Du ver de terre à la grand-mère
BRUXELLES Sur certaines chaînes de télévision américaines qui retransmettent régulièrement les rencontres du championnat professionnel en direct, les commentateurs se plaisent à appeler les joueurs par leur surnom. Car outre-Atlantique, il ne faut pas grand-chose pour que votre patronyme soit relégué aux oubliettes. Un nom évocateur, une spécificité physique, une petite histoire que personne n'a oubliée ou n'importe quelle autre raison sont autant de bons prétextes. Et ces appellations non-contrôlées sont parfois d'une grande simplicité.
Big dog n'a pas les crocs
Ce fut le cas d' Air Jordan et sa détente vertigineuse et de Magic Johnson et ses passes fabuleuses. Plus près de nous dans le temps, certaines stars se contentent d'un diminutif. C'est le cas de Zo (Alonzo de son vrai prénom) Mourning ou de Spree Latrell Sprewell. Pour d'autres, on se réfère plutôt au côté animal de l'athlète. C'est ainsi que Dennis Rodman a porté le doux surnom de ver de terre ( The Worm) pendant une bonne partie de sa carrière, en référence à ses capacités à se faufiler parmi les grands pour aller capter tous les rebonds. Le plus petit joueur NBA s'appelle Tyrone. Mais c'est sous le nom d'emprunt de Mugsy (le moustique de 159 cm) Bogues que tous les fans le connaissent. Chez les Bucks, le numéro 13 est le gros chien de garde de l'équipe: Glenn Big Dog Robinson.
Les références télévisuelles sont une autre source intéressante. Une année, Larry Johnson qui évoluait encore pour les Charlotte Hornets, joua dans une publicité pour un équipementier sportif. Dans cet écran publicitaire, L.J. jouait le rôle d'une grand-mère un peu rebelle, c'est pourquoi tous ses potes l'appellent désormais Grand'ma. Depuis qu'il s'est imposé à Phoenix, notamment grâce à ses capacités athlétiques, Shawn Marion répond, lui, au surnom de Matrix. Le début de son nom et sa capacité à s'élever dans les airs en sont certainement des pistes d'explication. En NBA, il y a aussi ceux que l'on peut appeler les gradés. David Robinson ayant étudié dans le but de devenir membre de la marine américaine est connu comme l' Amiral. Le surnom de Scottie Pippen est lui un peu moins glorieux à porter, puisqu'il fut toujours considéré comme le lieutenant de Jordan.
The Answer ne répond plus
Gary Payton est l'un des meilleurs défenseurs de la ligue, et à ce titre, il a écopé d'un des surnoms qui a le plus de classe. En effet, ses qualités d'intercepteur ont fait naître The Glove, le gant. Si Allen Iverson possède toujours un caractère bien trempé, il s'est cependant bien calmé par rapport à ses débuts du côté de Phila. A cette époque, il ne respectait pas l'autorité et répondait à tous ceux qui l'attaquaient. Mais depuis, il a sans conteste replacé son appellation The Answer (la réponse) dans une atmosphère beaucoup plus positive. Assagi, Iverson répond maintenant sur le parquet, de la meilleure manière qui soit. Le MVP du dernier All Stars game vient même chatouiller les leaders du classement des meilleurs scoreurs actuels de la NBA avec plus de trente points par rencontre! Un autre joueur habitué du haut du tableau n'est autre que Karl Malone. On dit que le Mailman (facteur) délivre ses paniers à l'heure, comme des lettres à la poste.
Dans un autre style, moins recherché, la première lettre du prénom, à laquelle on attache la première syllabe du nom, peut être du plus bel effet. C'est le cas de Chris Webber qui est devenu C-Web, et de l'ancien forward des Raptors de Toronto, Tracy McGrady, appelé T-Mac. Ce qui, après le T-Rex, n'est pas sans rappeler certains dinosaures de Jurassic Park.
Intéressant, non?
