Le patron de la Visma attaque l'UCI après la mort de Finlay Tarling au Portugal : "L'absence de réaction me déçoit beaucoup"
Richard Plugge, le patron de la Visma | Lease a Bike, n'a pas épargné l'UCI à propos de la sécurité des coureurs lors des courses professionnelles.
- Publié le 25-08-2026 à 15h57

L'émotion est encore forte et c'est bien normal. Il y a onze jours, Finlay Tarling perdait la vie en étant percuté par une voiture à contresens lors du Tour du Portugal.
Une perte tragique pour sa famille, dont son frère Joshua. Mais aussi pour son équipe et l'ensemble du peloton.
L'UCI en ligne de mire
Finlay Tarling n'avait que 19 ans. Cet événement tragique n'aurait jamais dû arriver et laisse Richard Plugge, le boss de la Visma | Lease a Bike perplexe à propos des conditions de sécurité des coureurs professionnels.
Dans une interview accordée au site spécialisé WielerFlits, le Néerlandais n'a pas mâché ses mots. Notamment à propos des instances qui gèrent le sport qu'il aime tant. "Ni le président de l'UCI, David Lappartient, ni personne d'autre ne se lève pour dire : 'Attendez un instant, nous devons vraiment réfléchir à la manière dont nous allons empêcher que cela se reproduise à l'avenir'", dénonce-t-il.
L'UCI est-elle encore en mesure de protéger les cyclistes professionnels ? Pour Richard Plugge, la question se pose sincèrement. "Peut-être que nous, en tant qu'équipes, devons à nouveau assumer nous-mêmes la responsabilité de la sécurité pendant les courses", poursuit le manager de Jonas Vingegaard. "L'absence de réaction face à ce qui s'est passé me déçoit beaucoup. Nous continuons simplement notre route. Ce qui me déçoit, c'est que tout le monde dit que c'est terrible, mais que cela s'accompagne immédiatement d'un 'mais'. Il faut ignorer tout ce qui suit ce 'mais', ça ne doit tout simplement pas arriver. Pouvez-vous imaginer que cela se produise en Formule 1 ? Qu'une voiture roule soudainement sur la piste en sens inverse ? Or, cela arrive bel et bien dans une course cycliste…"
L'autre question qui se pose concerne les moyens. Que faire pour que ce genre d'événement n'arrive plus jamais ? Parmi les idées proposées, il souhaiterait réduire certains parcours, si les conditions de sécurité ne sont pas réunies. "Nous l'avons déjà fait savoir aux autorités, aux organisateurs et aux équipes : si les courses cyclistes sur la voie publique, d'un point A à un point B sur 200 kilomètres, ne sont plus possibles, alors nous devrons faire des circuits de 15, 20 ou 25km. À condition, bien sûr, que ces parcours puissent être sécurisés à 100 %. Au final, ce sont nos coureurs qui comptent. Ils doivent avoir la certitude de pouvoir courir sur un parcours sûr."
L'UCI n'a pas encore réagi après cette attaque frontale.

