Ilan van Wilder, surprenant médaillé de bronze du chrono de Kigali : "C'est le plus grand résultat de ma carrière"
L'équipier de Remco Evenepoel a réalisé un contre-la-montre exceptionnel pour battre Pogacar d'une seconde.

- Publié le 21-09-2025 à 19h14
Il n'y avait pas qu'un Belge tout sourire, sur le podium, dimanche soir, mais deux. Troisième et médaillé de bronze, malgré… 2 minutes et 36 secondes de retard sur Evenepoel, Ilan van Wilder a été l'auteur d'une superbe performance, qui lui a permis de devancer Tadej Pogacar d'une petite seconde.
Une surprise pour tout le monde et même pour le principal intéressé, qui visait le top 10 ou "un top 5 si je suis dans un grand jour", comme il l'avait dit vendredi. Il a finalement été dans un très grand jour.
"Si j'avais imaginé remporter une médaille ? Jamais, se marrait-il en zone mixte. Mais pour être honnête, le parcours et les circonstances me convenaient très bien. C'était peut-être ma meilleure chance de faire un résultat sur le chrono d'un championnat du monde. Et je suis parvenu à aller chercher le plus grand succès de ma carrière."
Un corps qui réagit très bien à l'altitude et à la chaleur
Quand il parle de circonstances favorables, van Wilder fait écho à l'altitude de Kigali (1400m) et à la chaleur ambiante (plus de 25 degrés). Des conditions que celui qui est connu pour avoir un cœur qui réagit particulièrement bien aux effets de l'altitude adore. "Pourtant, je n'ai pas fait de simulation d'altitude avant de venir, souriait-il. Je suis resté à la maison car je savais qu'une course à 1 400 mètres ne me poserait pas de souci."
Dans le hot seat durant de longues minutes, le Belge a eu l'occasion de voir de nombreux concurrents (Del Toro, Armirail, Kung…) se casser les dents son chrono. "C'était stressant de voir tous ces gars arriver après moi mais je me suis rendu compte que de nombreux coureurs explosaient totalement dans la dernière bosse. Ce qui m'a donné beaucoup d'espoir. Au moment où j'ai vu que Remco dépassait Tadej, je me suis également dit que ça pouvait jouer psychologiquement en défaveur du Slovène. Et au final, c'est ce qu'il s'est passé."
Un air de déjà-vu
Celui qui a vu Evenepoel franchir la ligne "comme une comète" a partagé un moment complice et riche en émotions avec son équipier sur le podium. "Cela m'a rappelé 2018, quand on avait terminé premier et deuxième des Championnats d'Europe juniors en République tchèque."
Un doux flash-back qui lui permet aussi d'emmagasiner une bonne dose de confiance avant la course en ligne de dimanche prochain, où il pourrait être précieux comme équipier. "Mais je vais d'abord profiter un peu de cette médaille puis aller boire l'un ou l'autre bon café à Kigali avant de me reconcentrer sur dimanche", terminait-il dans un énorme sourire.
