L'attitude de Remco Evenepoel vivement critiquée au Mondial: "Un enfant pleurnichard qui se plaint sans cesse"

Deuxième à l'arrivée du championnat du monde dimanche à Kigali, Remco Evenepoel a connu une course frustrante avec plusieurs pépins mécaniques. Mais pour plusieurs analystes, le Belge a commis de grosses erreurs durant la course.

KIGALI, RWANDA - SEPTEMBER 28 : Evenepoel Remco (BEL) during the Men Elite cycling road race of the UCI Road World Championships 2025 92nd edition an UCI World Championships cycling race of 267.5 km with start in Kigali and finish in Kigali on September 28, 2025 in Kigali, Rwanda, 28/09/2025 ( Photo by Jan De Meuleneir / Photonews
L’attitude de Remco Evenepoel vivement critiquée au Mondial : “Un enfant pleurnichard qui se plaint sans cesse”.

Remco Evenepoel a quitté Kigali avec une médaille d'or et une médaille d'argent au terme des championnats du monde. Pourtant, le Belge semblait abattu après l'arrivée de la course en ligne dimanche. Après avoir franchi la ligne d'arrivée, il a fondu en larmes, convaincu qu'il aurait pu battre Tadej Pogacar.

Il faut dire que Remco Evenepoel a connu une course frustrante avec deux changements de vélo à des moments stratégiques. Mais pour plusieurs consultants et analystes, le double champion olympique a commis des erreurs et ne peut s'en prendre qu'à lui-même.

Remco Evenepoel a-t-il fait une erreur en s'arrêtant pour attendre la voiture ? "Cela aurait pu être plus rapide"

Après avoir déjà changé de vélo à cause de problèmes de selle, Evenepoel n'était pas satisfait de sa machine de rechange. Mais plutôt que d'attendre que sa voiture n'arrive à sa hauteur, il a préféré s'arrêter, perdant énormément de temps.

Dès le direct, le consultant de la RTBF Axel Merckx avait pointé "l'erreur de débutant" d'Evenepoel lors de son second changement de vélo. Et le fils du Cannibale n'était pas le seul.

"L'erreur du jour"

Ainsi, dans sa chronique pour le Laatste Nieuws, Jan Bakelants estime que "Remco s'est trop focalisé sur des détails pendant la course." S'il ne nie pas que les problèmes de selle pouvaient l'empêcher "de transmettre toute la puissance aux pédales", l'ancien vainqueur d'étape sur le Tour 2013 pense que dans cette situation, Evenepoel "devait continuer avec ce vélo et essayer de trouver son rythme."

"Son tempérament et son impulsivité servent aussi de moteur à Remco Evenepoel"

"D'habitude, il sait très bien gérer les contretemps, mais là, il a semblé abandonner trop vite, ce qui lui a coûté beaucoup de temps", s'est interrogé Bakelants, "il a atteint son point de rupture et s'est fait rattraper par ses pensées négatives. Du coup, il a pensé que la seule solution était de s'arrêter et d'attendre mais c'était l'erreur du jour. Il aurait dû continuer" jusqu'à ce que la voiture de l'équipe belge n'arrive à sa hauteur.

Si Johan Museeuw épargnait davantage Evenepoel dans nos colonnes, estimant que ce côté émotionnel "fait partie intégrante de sa personnalité" et que cela "le nourrit positivement", le Lion des Flandres ne niait pas que cet arrêt n'était pas très judicieux à ce moment-là.

"Presque bipolaire"

Mais les critiques les plus acerbes venaient des Pays-Bas. Dans le podcast "In the waaier", le journaliste et patron d'équipe Thijs Zonneveld s'est véritablement déchaîné sur Remco Evenepoel.

"Ce garçon est un feuilleton ambulant. Bons et mauvais moments : il passe par toutes les émotions durant une course", a-t-il commencé avant de revenir sur l'épisode du deuxième changement de vélo, "On apprend chez les juniors qu'il faut continuer à rouler le plus longtemps possible dans ces cas-là. Lui a préféré s'arrêter. Evenepoel a fait ce que chaque junior sait qu'il ne faut pas faire. Il s'est arrêté et a attendu. Avec de grands gestes pour couronner le tout. Cela devait également être désagréable pour son mécanicien."

Frustré et déçu, Remco Evenepoel a failli tout lâcher après son deuxième changement de vélo : "Je me suis demandé pourquoi continuer"

Malgré tout, pour Zonneveld, le Belge n'aurait rien pu faire face à Tadej Pogacar dans le Mont Kigali. "C'est le seul effort qui durait plus longtemps qu'un quart d'heure. C'était une vraie ascension et il s'est fait lâcher tout simplement", souligne ainsi le Néerlandais qui pointe le côté mauvais perdant d'Evenepoel, "Une fois distancé, il préfère pointer du doigt son matériel et rejeter la responsabilité sur quelqu'un d'autre."

Celui qui travaille pour le journal Algemeen Dagblad s'est aussi étonné du revirement d'attitude d'Evenepoel qui s'est ressaisi pour aller chercher la médaille d'argent : "C'est presque bipolaire. À un moment donné, il semblait complètement abattu, se comportant comme un enfant pleurnichard qui se plaint sans cesse, tapant son pied sur le sol. Puis, on le remet sur son vélo, il reprend courage et dépasse tout le groupe.

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