Leader de l'UAE Tour, Antonio Tiberi se méfie d'Evenepoel: "Je pense que Remco essaiera quelque chose"
Après sa déception de mercredi, Evenepoel a le regard tourné vers l'étape de samedi.

- Publié le 20-02-2026 à 06h45

Il respirait la confiance avant d'aborder cet UAE Tour, dont il avait clairement annoncé ses ambitions de victoire finale. Avec son objectif de remporter le plus d'épreuves par étapes World Tour possible. Mais, sauf énorme retournement de situation, Remco Evenepoel ne rentrera pas chez lui avec à son palmarès l'édition 2026 de l'épreuve du Moyen-Orient.
Au départ de la troisième étape, le double champion olympique est revenu sur son passage à vide. Et n'a pas hésité à faire son autocritique. "J'ai mal géré cette montée, a-t-il confié à nos confrères néerlandophones, regrettant de ne pas avoir fait preuve de prudence face à ce premier test dans une longue ascension, sur lequel il souffre régulièrement en début de saison. J'ai peut-être agi de la sorte en voyant Isaac Del Toro à l'arrière. Mais lui a été prudent et a mieux géré…"
La déception digérée, le leader de Red Bull-BORA-hansgrohe a su tourner la page. Tout en avançant des pistes pour expliquer sa perte de temps de mercredi. "J'avais les jambes raides, peut-être une conséquence du contre-la-montre de la veille, sur laquelle j'ai poussé vraiment fort." Avec un plateau énorme de 68 dents… "Ce développement était le bon choix, mais nous allons quand même analyser cela pour l'avenir…"
L'étape, plus facile, de ce jeudi, lui a permis de décontracter les muscles. Et ce sera encore le cas ce vendredi, avec une nouvelle journée pour sprinters et peu de vent annoncé. Avant l'arrivée au sommet de samedi, à Jebel Hafeet. Une ascension qui va mieux lui convenir que celle de mercredi et qu'il connaît : il s'y était classé deuxième il y a trois ans, dix petites secondes derrière Adam Yates. "Je garde l'idée d'obtenir le meilleur classement général possible, tout en essayant de gagner l'étape de samedi."
Ce dont se méfie le leader de l'épreuve, Antonio Tiberi. "Je ne vais pas me concentrer que sur Del Toro samedi, de nombreux gars sont en forme et à surveiller et je pense que Remco essaiera quelque chose…", prévient-il.
Le train de Milan peut en cacher un autre
Il y a donc un air de revanche pour Remco Evenepoel. Qui pourrait s'inspirer de Jonathan Milan. Tombé dimanche sur l'étape d'ouverture, dans l'amorce du sprint, l'Italien s'est imposé ce jeudi. "Je souffre encore de la main, mais cela ne m'a pas empêché de sprinter et de… gagner", jubile le colosse de Lidl-Trek. Très heureux de son succès. Et de voir son petit frère, Matteo, terminer troisième. "Cela a toujours été notre rêve d'être ensemble aux premières places, ajoute-t-il, ému. J'ai encore vu Matteo dans le dernier kilomètre et puis je ne l'ai plus vu (NdlR : son frangin, membre de l'équipe Groupama-FDJ, avait pris sa roue). Et puis à l'arrivée, il est venu partager ma joie et m'annoncer qu'il était troisième. Je suis très fier de ce qu'il a fait pour sa première course World Tour. Mais s'il vous plaît, ne lui mettez pas la pression !"
