Alberto Bettiol retrouve le chemin de la victoire avant la grande bagarre entre favoris : "Gagner tous les deux ans de cette manière, ça me va"

Alberto Bettiol a remporté sa première victoire pour l'équipe XDS Astana grâce à sa connaissance du terrain.

Italy's Alberto Bettiol celebrates winning the 13th stage of the Giro d'Italia cycling race, from Alessandria to Verbania, Italy, Friday, May 22, 2026. (Gian Mattia d'Alberto/LaPresse via AP)
Alberto Bettiol a remporté la 9e victoire de sa carrière à Verbania. ©LaPresse

Il n'était pas le régional de l'étape (c'était Filippo Ganna). Mais c'est tout comme. "Je m'entraîne ici régulièrement et je connaissais chaque virage des 15 derniers kilomètres par cœur", souriait Alberto Bettiol après sa victoire à Verbiana, où Philippe Gilbert s'était imposé en 2015. "Ma copine est originaire de la région et ma famille et mes beaux-parents étaient là. Avant même le départ, j'avais gagné tant j'ai l'impression d'être chez moi."

Cette connaissance du terrain lui a permis de gérer parfaitement son effort dans la dernière ascension de 3e catégorie de la journée, où il a tenu le champion de Norvège Andreas Leknessund à portée de fusil avant d'accélérer sur le sommet, laissant sur place le coureur Uno-X, puis d'effectuer la descente à bloc pour aller s'imposer. "Je savais que le dernier kilomètre serait très difficile et j'étais à la limite. Mais l'opportunité est arrivée."

Pour Bettiol, qui faisait partie de l'échappée matinale de 15 coureurs, cette victoire met fin à deux années de disette, lui qui n'avait plus gagné depuis son titre de champion d'Italie en 2024 et qui n'avait pas encore levé les bras sous le maillot d'XDS Astana. "Je suis heureux pour l'équipe qui m'a accordé sa confiance. Et si je peux gagner comme cela tous les deux ans, cela me va très bien."

Les favoris attendus ce samedi

Du côté des favoris, il n'y a pas eu bagarre, ce vendredi, malgré un final qui aurait pu être propice à l'une ou l'autre tentative. Le peloton a choisi que cette journée serait une étape de transition et est arrivé avec… 13 minutes de retard sur Bettiol. Un écart rare dans le cyclisme moderne.

Mais ce samedi, ce sera une autre histoire avec 133 km, 5 cols et 4 200 mètres de dénivelé au programme entre Aoste et Pila (Gressan). Jonas Vingegaard sera le grand favori. Pour Eulalio, il devrait s'agir du dernier jour en rose, avant un sprint prévu à Milan dimanche puis la journée de repos de lundi.

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