Eddy Merckx : "Ce Tour m'a moyennement amusé"
- Publié le 19-07-2012 à 07h08
- Mis à jour le 19-07-2012 à 12h34

Le Bruxellois regrette qu'on n'ait pas attaqué assez Wiggins
BAGNERES-DE-LUCHON Arrivé la veille sur le Tour de France, Eddy Merckx a suivi la grande étape pyrénéenne dans la voiture de Christian Prudhomme, en compagnie de Lucas, son petit-fils, qui fêtait son dix-huitième anniversaire et a évidemment apprécié le cadeau.
Le Bruxellois a aussi commenté la défaillance de Cadel Evans, le leader de l'équipe dirigée par John Lelangue dont on connaît la proximité avec Merckx. Mardi, au soir de la journée de repos, il avait d'ailleurs pris part au barbecue organisé par et pour le personnel de l'équipe BMC à Pau.
"Que voulez-vous, quand on a un mauvais jour dans une étape pareille, on est lâché; c'est ce qui est arrivé à Cadel" , disait-il. "Il a sans doute eu un mauvais jour, un jour sans; il n'a pas supporté la chaleur sans doute. Car, surtout, l'étape n'a pas été dure quand on voit que l'échappée prend trois minutes dans le Tourmalet. On ne peut pas dire que l'étape a été disputée à fond. Maintenant, il lui reste à aider Van Garderen et a essayé de gagner une étape."
Merckx a aussi avoué regretter quelque peu le caractère monocorde de cette édition. "Il n'y a pas de grimpeurs dans ce Tour" , remarque-t-il. "À part Nibali, personne n'a attaqué Wiggins. L'Italien a un petit peu attaqué, mais il ne l'a pas fait suffisamment. Si on voulait faire plier Wiggins aujourd'hui (hier), il fallait l'attaquer dans le Tourmalet et pas dans Aspin et Peyresourde qui ne sont pas des cols assez durs pour faire la différence."
Le quintuple vainqueur du Tour a même reconnu s'être ennuyé par moments devant son téléviseur. "Je me suis moyennement amusé en regardant ce Tour de France, je l'avoue" , poursuit le Cannibale . "Lorsqu'il n'y a pas de grimpeurs, pas beaucoup d'arrivées au sommet, lorsque le peloton termine toujours à sept minutes, neuf minutes, ce n'est pas ce qu'il y a de plus excitant."
Et ce n'est pas l'étape d'aujourd'hui qui risque de bouleverser son appréciation générale. "Demain, c'est une arrivée au sommet" , dit-il, "mais le col de Menté est situé trop loin de l'arrivée. Certes, il provoquera une sélection, mais ça se jouera dans le dernier col."
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