Décision samedi à Anderlecht ?

Michel Dubois

Le Club n'a pas mené une bonne répétition

BRUGES Le Club Bruges n'aura, décidément, remporté aucun match aisément cette saison. Mais il a gagné et pourra ainsi rivaliser d'égal à égal avec Anderlecht samedi prochain dans le match vérité.

Le Club n'a pas rassuré ses supporters pendant la première demi-heure de jeu.

Fébrile, peu inspiré et donc bien peu imaginatif, il développa un football mièvre, décousu, qui n'inquiéta guère Sierens. Sa ligne médiane ne créait aucun déséquilibre, le flanc gauche était négligé et Priske, sur le flanc droit, ajustait mal ses centres. Quant à ses artilleurs ne cadraient absolument pas leurs envois. Il ne s'était ainsi créé qu'une seule occasion lorsque Sterchele, lancé en profondeur dans l'axe, loba à la fois Sierens, bien sorti, et la transversale.

Roulers amorçait même quelques ripostes qui requirent la plus extrême vigilance des défenseurs locaux. Dans ces moments de grande approximation, l'expérience de Clement aiguilleur devant sa défense, se révéla précieuse.

Le Club attisa ainsi souvent l'ire de Jacky Mathijssen, furieux de la piètre qualité du football pratiqué par ses joueurs.

Ceux-ci soupirèrent toutefois d'aise à la 32e minute quand Sterchele s'engagea une fois de plus par la droite et centra au second montant. Plus prompt que les défenseurs roulariens, Salou poussa le ballon dans le but (1-0). Peu après, Sierens détourna le premier bon coup franc de Leko.

Sans Alcaraz à Anderlecht

Le Club continua de s'accommoder de la pauvre riposte de Roulers, même s'il frémit à la 53e quand, sur un coup franc de Felipe Soares, Thompson manqua de peu sa reprise de la tête. Bruges aurait pu être puni deux fois car, sur cette action, Alcaraz écopa d'un troisième avertissement fatal. Le fil déjà ténu du jeu brugeois s'élima davantage encore quand les joueurs du Club s'en prirent à maintes reprises à M. Vervecken coupable, à leurs yeux, de plusieurs décisions malencontreuses. À la 65e Salou, à l'arraché, croisa trop son envoi.

Le Club remplaça alors Sterchele et Blondel alors que Dirk Geeraerd présentait, avec Dissa, Kpaka et Kallulika, trois attaquants théoriques. À la 82e, Sonck se présenta seul devant Sierens, mais il tira sur lui. Pour la 14e fois de la saison, le Club avait gagné par le plus petit écart.



© La Dernière Heure 2008

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