"Je suis fier d'être Brugeois"
- Publié le 28-04-2008 à 11h15

Jean-Pierre Papin élu meilleur étranger du Club
BRUGES Il n'a évolué qu'une saison au Club Bruges - en 1985-86 - mais il a marqué l'histoire du club de la Venise du Nord.
Hier soir, Jean-Pierre Papin est revenu sur les lieux de ses exploits belges pour recueillir le trophée, décerné par les supporters, du meilleur étranger ayant porté le maillot blauw-zwart.
"Je me suis offert une belle journée du souvenir, a expliqué l'actuel entraîneur du RC Lens. J'ai d'abord cherché à retrouver la maison que j'avais occupée à Zedelgem. Je ne l'ai pas revue : j'avais oublié... mon adresse. L'après-midi, avec Florence, mon épouse, je me suis baladé dans les rues de Bruges. La ville n'a pas changé : elle est toujours aussi belle."
Le poignet gauche plâtré - fracture du scaphoïde à la suite d'une chute de vélo -, Jean-Pierre Papin n'a pas caché le plaisir qu'il éprouvait à être ainsi distingué : "J'éprouve une grande fierté de faire partie de l'histoire d'un club. J'ai déjà été élu joueur du siècle à l'OM. Ce trophée brugeois revêt, à mes yeux, une valeur identique. J'ignore la raison pour laquelle j'ai été récompensé de la sorte. Peut-être que mon style de jeu répondait pleinement aux attentes du public brugeois."
Souriant, aimable comme à son habitude, Jean-Pierre Papin ajoute encore : "J'ai mené des campagnes dans plusieurs clubs de grand calibre, comme le Milan AC ou le Bayern Munich. Mais s'il n'y avait pas eu Bruges, je serais peut-être resté un joueur anonyme dans le nord de la France. J'assimile mon passage au Club au début d'une grande et belle aventure."
Le public brugeois d'hier soir lui a réservé une ovation nourrie. Il a scandé son nom pendant que Raoul Lambert, l'icône belge du Club Bruges, lui remettait le trophée.
Jean-Pierre Papin ajouta encore : "Aimerais-je revenir un jour à Bruges comme entraîneur ? Peut-être. J'aime bien boucler les boucles..."
© La Dernière Heure 2008
