Qui de l'Union ou de Bruges est favori avant cette finale? Des anciens adversaires donnent leur avis
Ils ont été adversaires de Bruges et de l'Union et en évoquent les qualités et les faiblesses.
- Publié le 10-05-2022 à 19h08

Ils ont été battus, parfois corrigés, par le Club Bruges et l'Union, cette saison. Ces adversaires se sont replongés dans leurs souvenirs pour évoquer les deux "finalistes" pour le titre, pointer leurs qualités et quelques faiblesses, aussi.
Mais les faiblesses sont parfois relatives. Ainsi, avant les playoffs, Bruges présentait la troisième défense du top 4. Certains acteurs interrogés avaient dit que s'il y avait un point à exploiter, pour l'Union, c'était celui-là. Mais au bout de la phase aller, et à trois matchs du terme, les Brugeois n'ont pas encaissé un but et ont pris l'avantage sur les Bruxellois.
"Bruges a l'expérience de ces rendez-vous, la gestion de cette pression", explique Yahya Nadrani, le défenseur de Seraing, qui a vu une deuxième version brugeoise plus séduisante, avec l'arrivée d'Alfred Schreuder, lors du match retour disputé au Pairay, quand les Sérésiens ont concédé un cinglant 0-5.
"Tout était rodé, il y avait beaucoup de monde pour faire la différence. Par moments, cela partait dans tous les sens. On retient d'abord les qualités offensives de cette équipe ; De Ketelaere a quelque chose en plus. Quand on le voit comme ça, il ne fait pas peur, mais sa simplicité et sa sobriété changent tout."
Noé Dussenne, avec le Standard, n'a pas été battu par Bruges, à Sclessin, en début d'année (2-2). Mais au bout d'un match où les Liégeois avaient souffert, avec deux buts de Bas Dost, il avance d'autres éléments offensifs, qui font des Blauw&Zwart "l'une des meilleures équipes du pays, sur le plan offensif. Avec De Ketelaere, Lang et Vanaken, le danger vient de partout."
Le style néerlandais, offensif, aide aussi, même si le défenseur du Standard avertit : "Il faut toujours se méfier et ne pas trop laisser d'espaces à l'Union, qui est capable d'utiliser la moindre contre-attaque."
C'est un peu moins le cas en ce moment, puisque les Unionistes n'ont plus marqué depuis plus de 200 minutes.
Mais à quelques heures du match retour, et même si le contexte n'est pas le même, Nadrani se rappelle : "En championnat, on menait 0-2 à l'Union, à la mi-temps. On était bien dans le match, mais dès le début de la deuxième mi-temps, on a senti que personne ne s'énervait, chez eux. Il y avait une confiance qui se dégageait." Et l'Union a gagné 4-2.
Cette confiance s'est un peu effritée, sept mois plus tard, mais la deuxième mi-temps du duel peut encore permettre de changer le cours des choses. Il faudra s'appuyer sur les qualités d'avant, collectives et offensives. "C'est une équipe difficile à défendre", se rappelle Dussenne, qui avait perdu, avec le Standard, lors de l'avant-dernière journée de la phase régulière (1-3). "Les appels dans le dos sont réguliers et très gênants. Je pense que c'est l'équipe qui a eu le plus de face-à-face en championnat."
Le face-à-face de ce mercredi soir pourrait être décisif.