Du tac au tac avec Teklak : "Contre le Club Bruges, l'Union SG a refait du Felice"
Notre consultant a analysé la rencontre entre les Blauw en Zwart et les Bruxellois.
- Publié le 07-05-2023 à 16h52
- Mis à jour le 08-05-2023 à 13h54

1 Les Brugeois se sont déstructurés eux-mêmes
"Pour la deuxième fois depuis son retour parmi l'élite, l'Union a eu moins de 30 % de possession. La dernière fois date de janvier 2022 (un succès 4-0 contre Seraing). Le chiffre est significatif. Ce n'est pas un aveu d'impuissance. Le Club Bruges ne savait pas quoi faire du ballon. L'absence de Skov Olsen a joué. On sentait que l'ambiance au Jan Breydel était un peu feutrée. Le but égalisateur de Munoz, la semaine précédente à Genk, a été un tournant dans la saison de Bruges finalement. L'Union n'est pas arrivée dans un contexte très hostile. Geraerts en a profité. Généralement, quand une équipe construit mal, elle défend mal aussi. L'Union a misé sur un jeu intérieur, l'espace entre les blocs et puis cela explosait sur les côtés. Les Brugeois se sont déstructurés eux-mêmes, à force de permuter. L'équipe était coupée en deux. Le bloc compact des Unionistes a suffi pour déstabiliser l'adversaire."
2 Le Club est bien payé pour son parcours
"Jouer la finale de la Coupe avant la fin de la saison est une catastrophe. Cela conditionne l'attitude des équipes, une d'entre elles se retrouve toujours démobilisée. Vu que l'Antwerp l'a remportée, Bruges est assuré d'un billet européen. Il faut dire que, au bout du compte, vu son parcours en championnat, le Club est très bien payé. Les hommes de De Mil sont tombés sur un os ce samedi. Beaucoup de jeunes sont montés en cours de partie, dans des circonstances difficiles. Ils amènent de la fraîcheur, certes. Mais c'est voué à l'échec si tu en alignes autant face à une équipe aussi vicieuse et maligne que l'Union."
3 Vanaken a voulu assumer, peut-être maladroitement
"Vanaken n'était pas désintéressé. Plutôt frustré et nerveux. Il a forcé les choses et a voulu être au four et au moulin. En tant que leader, le milieu a voulu assumer, peut-être de manière maladroite. Il a été le Brugeois qui a parcouru le plus de kilomètres. On sent que, en Venise du Nord, ils ont envie de passer à autre chose. Il y avait une sorte de déliquescence, à se demander si la concentration était optimale. Quid de l'avenir ? De la relation entre Verhaeghe et Mannaert ? Ce sont des questions qu'il faut légitimement se poser."
4. La solidité et la solidarité, comme maîtres-mots à l'Union
"Lynen a été énorme. Il a couru 13,5 km (Teuma 12,7 et Vanaken 12,2) et le fait de manière intelligente. Très actif, il ferme les trous, dans l'ombre. Contrairement à ce qu'elle fait contre l'Antwerp, l'Union a refait du Felice. La construction de l'arrière a été oubliée ou, du moins, elle n'a pas été faite de manière idiote. Le pressing a été effectué moins haut. L'Union a été plus attentiste et s'est moins exposée. La solidité et, surtout, la solidarité ont été centrales. Teuma a insisté là-dessus en après-match. L'approche correspondait mieux au tempérament actuel des Unionistes. La défaite contre l'Antwerp a été une claque dans leur visage, malheureusement pour Bruges."