Réforme du foot pro en Belgique: "Beaucoup de décisions peuvent être contestées juridiquement"
Le CEO de la Pro League Lorin Parys a évoqué les changements qui vont être opérés dans le paysage footballistique belge.

- Publié le 27-02-2025 à 15h15
À l'issue de l'Assemblée générale de la Pro League qui a validé un retour au format "traditionnel" d'un championnat de Belgique à 18 clubs et sans playoffs, le CEO Lorin Parys s'est dit soulagé d'un "compromis" tout en appelant à la prudence. "Beaucoup de décisions peuvent être contestées juridiquement, à notre époque en Belgique", a-t-il tempéré.
"C'est une importante avancée", a entamé Parys en conférence de presse. "Tout le monde sait que les conditions dans lesquelles se pratique le football ont bien évolué. À cause du calendrier européen, et dans une moindre mesure le calendrier de la FIFA. Il y avait donc une demande des grands clubs de jouer moins de matchs pour prendre en compte les compétitions européennes."
Stabilité et solidarité financière
Le nombre de rencontres de championnat passera de maximum 40 (selon les équipes, leur classement et leur parcours) à 34 (pour toutes les équipes), dans le nouveau système. Les candidats européens voulaient aussi bénéficier d'une certaine flexibilité de calendrier, qui leur sera accordée à travers trois possibilités de reporter un match, par saison.
"Les équipes de milieu de tableau en Jupiler Pro League demandaient l'assurance d'une stabilité financière, avec la suppression des playdowns. De Challenger Pro League émanait la demande d'une solidarité financière accrue." Il fallait donc trouver un compromis, "ce qui signifie que personne n'est entièrement satisfait. Chaque club a ses avantages, mais personne n'a tout ce qu'il voulait. Chacun a mis de l'eau dans son vin. Pour les supporters, c'est un format clair qui était réclamé, comme en témoignent les sondages."
L'introduction d'un quota de quatre équipes U23 en Challenger Pro League a laissé plusieurs clubs sceptiques, mais Lorin Parys a relativisé son impact, estimant "difficile de voir qui pouvait être affecté négativement" par la mesure. Toutefois, il a prudemment rappelé que "beaucoup de décisions pouvaient être contestées juridiquement."
