José Jeunechamps a poussé une gueulante à la mi-temps de Seraing-Genk: "Je pense n'avoir jamais été dans un tel état !"
Seraing s'est logiquement incliné contre Genk (0-4) mais le coach sérésien n'a pas apprécié le comportement de ses hommes durant les 45 premières minutes
- Publié le 27-08-2022 à 19h59
- Mis à jour le 02-09-2022 à 18h32

Avant la rencontre, Seraing était bien conscient d'avoir peu de chance de grappiller une unité face à la meilleure formation de Belgique. Pour autant, le staff espérait que l'organisation défensive mise en place, et si souvent précieuse depuis le début de la compétition, allait lui permettre de regarder Genk dans le blanc des yeux et de le mettre en difficulté via l'un ou l'autre contre dans le dernier quart d'heure.
Ce plan a tenu pendant une demi-heure, le temps pour la défense sérésienne de se montrer attentiste face à une incursion de Mike Tresor. Dans un premier temps, Daniel Opare lui laissait trop d'espace et Sergio Conceição oubliait de monter d'un cran pour le mettre sous pression. "Théoriquement, c'est très facile de défendre sur ce genre de phase mais là, nous nous sommes mis en difficulté et nous avons mis à la poubelle tout notre plan de jeu. Sur cette action, nous avons subi et fait un demi-écran pour contrer une frappe, ce qu'il y a de pire à faire. Il fallait défendre en avançant", expliquait un José Jeunechamps particulièrement remonté durant la conférence de presse.
Les supporters optimistes se diront que l'entame de la seconde période a été encourageante. Cette petite période de domination aurait même pu permettre à Antoine Bernier de se mettre en valeur mais l'attaquant prenait trop de temps avant d'armer sa frappe. "J'étais furax à la pause, je pense même n'avoir jamais été dans un tel état. Notre plan de jeu n'était pas le plus sexy mais il fonctionnait bien. Malheureusement, nous étions exposés à des contres, et des erreurs individuelles ont provoqué notre perte. Pour une équipe de ce calibre, tout est devenu plus simple."
Seraing désirait laisser son adversaire jouer jusqu'à la ligne médiane pour ensuite le mettre sous pression et récupérer le ballon. Les erreurs individuelles l'ont empêché de le faire durant nonante minutes. Comme ce fut déjà le cas à Anderlecht, les plus jeunes joueurs n'ont pas réussi à hausser leur niveau de jeu, une donnée pourtant indispensable pour faire quelque chose face à un ténor de notre compétition. "C'est un état d'esprit de tous les jours. Quand je vois le rayonnement d'un joueur comme Christophe Lepoint qui a 38 ans, je me poserais des questions si j'étais son équipier de 20 ans. Et si je suis son papa ou son agent, je lui mets un bon coup de pied au cul (sic). Les pleurnicheuses doivent se poser les bonnes questions (sic)."
Cette gueulante ne signifie pas que le coach jette tout par la fenêtre. Il retient les quelques bonnes phases de la seconde période – qui n'ont pour autant amené aucun danger – et la réaction de ses joueurs. Malgré tout, le sauvetage passera par l'arrivée de joueurs expérimentés. Le constat a déjà été tiré à de nombreuses reprises mais, cette fois, l'urgence commence à se faire sentir. "J'espère que le marché estival de Seraing n'est pas terminé car la concurrence reste un excellent moyen de mettre un bon coup de pied au cul à quelqu'un", termine José Jeunechamps.
Seraing : Dietsch, Sylla, Lepoint, Trémoulet, Opare (61e Mansoni), Sissoko, Bunchukov (69e Guillaume), Abanda (62e Poaty), Conceição (46e Elisor), Bernier, Marius (61e Ifoni).
Genk : Vandevoort, Munoz, Cuesta (87e Didden), McKenzie, Arteaga, Heynen, Hrosovsky, El Khannouss (61e Castro), Paintsil (73e Onuachu), Nemeth (60e Samatta), Tresor (87e Galarza).
Avertissements : Sylla, Paintsil, Tresor, Elisor, Arteaga.
Arbitre : M. Boterberg.
Les buts : 30e Tresor (0-1), 57e Paintsil (0-2), 66e Tresor (0-3), 68e Lepoint csc (0-4).