Les Rouches et le syndrome de Sclessin, la défaite à la maison
Le Standard a perdu six matchs à domicile et son bilan (10/36) est le plus mauvais depuis l'instauration de la victoire à trois points.
- Publié le 01-02-2022 à 07h34
- Mis à jour le 01-02-2022 à 14h01

Certaines défaites sont plus frustrantes que d'autres. Celle de dimanche, contre Malines (1-2), en est le parfait exemple. Elle vient plomber un peu plus un bilan catastrophique à domicile, le pire, pour le Standard, depuis l'instauration de la victoire à trois points, en 1995.
Avec dix unités prises sur trente-six, les Rouches occupent la dix-septième place de ce classement particulier, faisant à peine mieux que le Beerschot en raison d'une différence de buts favorable (-8 contre -13).
Le Standard est d'ailleurs l'équipe qui a remporté le moins de matchs, chez lui : à peine deux rencontres, face à Ostende le 20 août puis Eupen, le 20 novembre. Puisqu'elle gagne une fois tous les trois mois, l'équipe de Luka Elsner gagnera peut-être contre le Cercle Bruges, ce dimanche, ou le 26 février, contre Gand, à huis clos.
C'est dit avec une pointe d'humour, mais c'est surtout problématique, pour une équipe qui court toujours après une éventuelle place dans le top 8. La réception du Cercle sera, à cet égard, presque capitale. Les Brugeois, huitièmes, comptent six points d'avance sur Bodart et ses équipiers (34-28).
Les Liégeois ont gagné douze de leurs quinze derniers matchs contre le Cercle, à Sclessin : ils seraient inspirés d'entretenir cette dynamique. Et d'en briser une autre, au passage. Contre Malines, le Standard est en effet retombé dans un travers qu'il connaît trop bien, quand il évolue à la maison. Il a perdu deux nouveaux points après avoir mené, ce qui porte le total à douze unités perdues après avoir ouvert le score, ou pris l'avantage.
Contre Genk (de 1-0 à 1-1), Saint-Trond (de 1-0 à 1-2), Louvain (de 2-0 à 2-2), le Club Bruges (de 2-1 à 2-2) et donc Malines (de 1-0 à 1-2), l'équipe a laissé filer des points importants, notamment en fin de match. Dans les arrêts de jeu contre Genk et Louvain, à la nonantième minute, ou juste avant, contre Saint-Trond et Malines.
Dimanche, Merveille Bokadi tenait un discours optimiste, certain que "le groupe saura relever la tête" après une nouvelle désillusion. Il voulait s'appuyer sur la qualité de la première période, et plus globalement le début d'année réussi, sur un plan comptable, avant cette première défaite de l'année. Mais puisqu'il n'y a que les points qui comptent, dans son état actuel, le Standard a encore quatre ou cinq matchs, chez lui, pour sauver ce qui peut encore l'être.
Le programme ? Après le Cercle et Gand, Seraing et l'Union. Et au milieu, peut-être, le Beerschot, qui espère toujours remporter le match par forfait - le match avait été reporté en raison d'une grève de la police - alors que le dossier n'a pas encore été soumis à la CBAS.
En 1998, le Standard avait bouclé sa pire saison avec un bilan de 23 points pris sur 51. Vingt-quatre ans plus tard, le record risque d'être battu. Sclessin serait loin de ressembler à un Enfer. Plutôt une morne plaine…