Un premier succès depuis le 5 septembre : Ayensa remet le Standard à l'endroit
Piqués dans leur orgueil, les Rouches, déchaînés, ont asphyxié Beveren et méritoirement renouer avec la victoire en championnat, deux mois après la précédente grâce à un triplé d'Ayensa.
- Publié le 06-11-2026 à 23h04
- Mis à jour le 06-11-2026 à 23h05
Il fallait donc qu'ils se retrouvent au pied du mur, assaillis par les doutes et les critiques, pour sortir une telle prestation collective. Dominer. Marquer. Gagner. Se rassurer. Éclaircir leur horizon, ne fût-ce que momentanément, et celui de leur entraîneur par la même occasion.
Les Liégeois ont battu Beveren (3-0), ce vendredi en ouverture de la 11e journée de championnat, mettant un terme à une série de quatre défaites et un partage en championnat. Ce succès n'a souffert d'aucune contestation et ils ne le doivent qu'à eux-mêmes. Ils y ont mis les ingrédients, le cœur et les tripes exigés depuis des semaines par leur entraîneur Vincent Euvrard.
Un 4-3-3 avec Fosso
Il avait opéré quelques ajustements dans son onze de base. La deuxième titularisation de la saison de Ryan Fosso, positionné en milieu défensif, a ainsi permis à Alexis Trouillet d'évoluer un peu plus haut et d'apporter une dose de créativité bienvenue face à un adversaire arc-bouté devant son rectangle. La qualité technique de Rayan Touzghar, Adnane Abid et Salieu Drammeh, séduisants en combinaisons dans les petits espaces, s'est également avérée précieuse. Le Standard a donc joué un peu plus haut. Un peu plus rapidement. Un peu plus agressivement. Un peu plus tout, en fait.
Il ne menait pourtant que 1-0 à la pause malgré 72 % de possession et 9 tirs. Le premier cadré, de Dennis Ayensa, avait fini au fond, après un bel enchaînement technique dans le rectangle waeslandien (1-0, 5e). À nouveau titulaire, l'international iranien s'en est allé célébrer son but près du banc de touche en brandissant un t-shirt floqué "Courage Marlon" en soutien au capitaine Fossey gravement blessé et dont la saison est terminée. Vincent Euvrard l'a carrément fêté en montant sur le terrain, le poing serré avec l'ardeur du soulagement.
Le coach avait appelé à des actes, enfin, après tant de paroles tous azimuts. Il avait aussi prôné un retour aux bases, aux valeurs et à la verticalité. Il a cette fois été entendu, et suivi. Tant par ses joueurs que par le public – 17 237 spectateurs hier à Sclessin -, plus déchaînés les uns que les autres.
Premier triplé en pro pour Ayensa
Il y a tout de même eu ce frisson, à la reprise, avec cette double occasion waeslandienne, comme pour rappeler les Liégeois à la vigilance et à l'humilité. Epolo a détourné le premier tir cadré de Slegers (46e) puis, plus tard, la frappe à bout portant d'Olatunji (71e). De retour après sa commotion cérébrale subie à Genk quinze jours auparavant, le Congolais a lui aussi repris de la confiance. Entre-temps, Dennis Ayensa s'était offert un triplé. En convertissant avec calme un penalty qu'il avait lui-même provoqué (2-0, 64e) puis en concluant une offrande d'Abid (3-0, 68e), mieux inspiré que quelques minutes auparavant.
Cette victoire rassure et réconforte autant qu'elle intrigue. Car ce samedi matin persiste cette question : quel est bon sang le vrai visage, le vrai niveau de cette équipe ? Le débat penchait d'un côté, dernièrement. Le voilà relancé. Il sera encore temps de le reprendre après la trêve.