Ngoy et Al Dakhil, des jeunes rouches qui se défendent
Nathan Ngoy et Ameen Al Dakhil ont laissé une bonne impression, à Lens.
- Publié le 08-07-2021 à 18h31
- Mis à jour le 10-07-2021 à 21h35

Pour la première fois de la préparation, Mbaye Leye a aligné une défense très jeune au coup d'envoi. Un choix dicté par les circonstances puisque Kostas Laifis, touché au genou la veille du match, n'a pu faire le déplacement dans la banlieue lensoise.
Mais c'était aussi un choix assumé. Noë Dussenne aurait pu être titulaire, mais il a débuté sur le banc, et est monté au jeu pour la dernière demi-heure. Le technicien liégeois voulait donc voir ce que Nathan Ngoy et Ameen Al Dakhil pouvaient proposer aux côtés de Moussa Sissako, pendant l'heure passée ensemble.
Et l'impression globale a été positive. "On doit les laisser grandir, mais c'était important de les voir. Ils ont été bien en place, ont montré un niveau intéressant et cela pourrait faire bouger le groupe, amener de la concurrence." C'est anecdotique, mais aucun des trois défenseurs n'était sur la pelouse quand Lens a égalisé, en fin de match, sur une frappe lointaine.
Si Sissako (20 ans) a déjà été vu la saison passée (12 matchs, toutes compétitions confondues), Ngoy (18 ans) et Al Dakhil (19 ans) sont moins connus. Le plus jeune, Ngoy, a joué une rencontre la saison passée, contre Ostende, en clôture des Europe playoffs. Sa prestation avait déjà été encourageante. Formé en partie à Anderlecht, il a signé un contrat de trois ans au début de cet été.
International belge avec les moins de 17 ans, il a été impliqué dans tous les matchs de préparation des Rouches. Il y eut peu de fausses notes, sinon une mauvaise passe contre le Cercle Bruges qui lui a coûté l'ouverture du score.
Mais il avait su se rattraper, avec un but, au bout d'un long relais avec Klauss. Son sang-froid face au gardien brugeois avait été étonnant. Contre Lens, il n'a que rarement été mis en difficulté, en raison d'un bon placement et d'interventions justes quand il s'est retrouvé en situation de un contre un. Ses relances ont aussi été propres, ce qui compte toujours dans une défense à trois.
Ameen Al Dakhil, lui, n'a pas toujours eu la même réussite dans ses relances. L'une d'elles a failli coûter un but, à Lens, après une mauvaise communication avec Bodart. C'était en deuxième période, quand c'est devenu plus compliqué. Car sa première mi-temps avait laissé des indices intéressants. De bonnes interventions taclées, une ou deux interceptions. Il reste du travail, mais la base est là.
Né à Bagdad et formé en partie à Anderlecht, le jeune défenseur a été intégré régulièrement pendant la préparation. C'est seulement le début pour lui, puisqu'il n'avait pas fini la saison passée comme Ngoy ou d'autres jeunes (Delferrière, Calut). Il part de plus loin, et commençait à s'impatienter de ne pas recevoir sa chance dans le noyau professionnel. Celle-ci est tombée cet été. Il lui reste à concrétiser l'occasion, en défendant bien d'abord.