Gilles Ruyssen assume son nouveau rôle de capitaine : "Je veux être un leader par l'exemple"
Gilles Ruyssen entame sa 5e saison au RWDM avec un nouveau rôle, celui de capitaine.

- Publié le 11-08-2022 à 17h34
- Mis à jour le 12-08-2022 à 19h52

Nicolas Rommens parti à Zulte Waregem cet été, le RWDM débute sa saison ce vendredi avec un nouveau capitaine. Et c'est assez logiquement que le brassard est revenu à Gilles Ruyssen, lui qui entame sa cinquième saison à Molenbeek. Un véritable leader dans l'âme. "C'est un honneur de porter le brassard dans un club comme le RWDM", lance le défenseur molenbeekois. "J'aurai ce brassard autour du bras, mais cela ne veut pas dire que je suis le seul leader. Il y a plusieurs leaders dans le groupe et c'est ensemble que nous mènerons à bien cette tâche."
Encore plus qu'avant, Gilles Ruyssen donnera le meilleur de lui-même pour se montrer à la hauteur de son nouveau statut dans le groupe. "Je veux être un leader par l'exemple. J'essaie d'être au top tous les jours, d'être un exemple pour mes équipiers."
Son rôle de capitaine sera important dans une saison qui le sera tout autant. Barragiste l'an dernier, le RWDM ne cache pas ses ambitions de faire mieux et donc de se mêler à la lutte pour le titre. "Tous les joueurs disponibles sont prêts à tout donner dès l'entame du championnat ce vendredi à Virton. Nous avons une grosse envie de montrer de quoi nous sommes capables."
Et de prendre une revanche après le barrage perdu face à Seraing ? "Non, car nous avions tout donné et nous sommes sortis de cette double confrontation sans voir de regrets. La petite cerise sur le gâteau n'est pas venue, on va tout faire pour aller la chercher cette saison."
Mais, après une saison réussie, les joueurs savent qu'ils seront attendus chaque semaine. Une pression supplémentaire qu'il faudra gérer. "Nous savons que nous serons plus surveillés après nos résultats de la saison dernière, mais c'est un nouveau championnat qui débute. De nouvelles équipes, une nouvelle formule et pas mal d'inconnues concernant la tournure que prendra ce championnat."
Il y a notamment l'arrivée des U23. "Tout le monde dit qu'il ne faut pas perdre de points face à ces équipes de jeunes. Moi, je dis qu'il n'y aura pas de points offerts, il faudra se battre à chaque fois face à ces équipes. Ce ne sera pas comme il y a deux ans, lorsque le Club NXT était arrivé en dernière minute. Ici, elles seront mieux préparées."
En attendant, le RWDM espère lancer au mieux sa saison ce vendredi à Virton. "Ce ne sera pas le Virton de l'an dernier. À nous de bien entamer le match, de contrôler le jeu et de nous montrer efficaces dans les moments importants."
Le noyau
Defourny, De Bie, Alavoine, Le Joncour, Ruyssen, Vorogovskiy, Kurdic, N'Zi, Sankhon, Diallo, Hazard, El Ouamari, Gécé, Botella, Ferraro, Smeets, Ephestion, Biron.
Oulare, Claes, Heris et El Ouahdi sont à l'infirmerie.
Avec un effectif amaigri, le RWDM a un statut à assumer
C'est avec un effectif loin d'être au complet que le RWDM va commencer son championnat. Avec un mercato qui a pris du retard et une malchance qui a frappé le groupe avec les blessures d'Oulare, de Claes, d'El Ouahdi et de Heris, c'est avec seulement 15 joueurs de champ, dont deux jeunes, que les Molenbeekois iront à Virton. "Cette situation ne doit toutefois pas nous empêcher d'aller chercher la victoire à Virton", rétorque Vincent Euvrard.
Seulement voilà, commencer un championnat avec seulement 15 joueurs de champ, c'est peu, trop peu, pour un club qui n'a pas caché ses ambitions de titre. Même si le coach molenbeekois tempère quelque peu. "Après notre résultat de la saison dernière, nous pouvons avoir l'ambition de nous battre pour le titre, mais de là à dire que nous sommes un candidat au titre, c'est un pas que je ne veux pas franchir. À nous de sortir le maximum de notre potentiel, que ce soit en tant que joueur ou en tant que coach."
Et cela commence par Virton. "Une équipe mieux armée que l'an dernier à la même époque. De plus, il est toujours difficile de prédire le comportement des équipes lors d'une première journée de compétition. À nous de donner le meilleur."
Cette saison est aussi celle du changement, avec une Challenger Pro League qui est passée de 8 à 12 équipes et a intégré quatre formations U23. "J'ai vécu le passage de 18 à 8 équipes en Division 2 à l'époque. C'est un nouveau grand changement avec l'arrivée de ces équipes de jeunes, mais elles seront mieux préparées que Bruges ne l'était il y a deux ans."
La formule a également changé, avec des "playoffs promotion" pour les six premiers et des "playoffs relégation" pour les six derniers au terme d'une phase classique de 22 journées.
De quoi changer l'approche ? "Il faut être dans les six premiers, c'est le premier objectif. Après, comme les points ne sont pas divisés par deux, cela ne change pas grand-chose. Chaque match se jouera pour trois points et il faudra engranger les victoires au fil des semaines."