À Virton, David Zitelli n'exclut pas l'idée de succéder à Drazen Brncic : "Si le club a besoin de moi…"
David Zitelli, qui assure l'intérim après le départ de Drazen Brncic, n'exclut pas l'idée de rester T1 plus longtemps. Il revient sur cette semaine et aborde le match à Seraing (samedi 16h).
- Publié le 23-10-2026 à 13h44
- Mis à jour le 23-10-2026 à 14h42

Cinq jours après le départ inattendu de Drazen Brncic, c'est le trio David Zitelli (T2) – Manu Coquelet (entraîneur des espoirs) – Olivier Werner (entraîneur des gardiens) qui s'est présenté en conférence de presse ce jeudi. "On se partage le travail, disent-ils. On se réunit le matin pour mettre les séances en place."
Le trio a surtout axé les entraînements sur l'intensité cette semaine, "puisque toute la mise en place tactique a été parfaitement réalisée par Drazen et qu'il n'y a de ce côté que quelques petits réglages à opérer."
Entendez par là qu'il ne faut évidemment pas s'attendre à un chambardement et que le schéma tactique mis en place par le Croate sera conservé. "Ce serait stupide de notre part de vouloir changer quelque chose qui fonctionne bien", confirme David Zitelli.
Les joueurs n'ont pas paru abattu par le départ de Drazen.
L'ancien joueur de Nancy, Metz et Strasbourg, arrivé à Virton en même temps que Pascal Carzaniga, reprend le rôle principal au sein du staff virtonais, en attendant la nomination du successeur de Brncic et s'est confié sur cette semaine quelque peu bouleversée. Sur la suite des opérations aussi, tandis que pour l'heure, rien ne filtre du côté de la direction quant à la désignation d'un nouvel entraîneur.
"Comment les joueurs ont-ils perçu cette déclaration de Drazen quand il a dit qu'il ne se sentait plus capable de faire progresser l'équipe ? Ça, il faudra le demander aux joueurs, répond le natif de Longwy. Comme il faudrait demander à Drazen ce qu'il entendait réellement par là. Tout ce que je peux dire, c'est que les joueurs ne sont pas apparus abattus à l'entraînement. Je suis satisfait du travail qui a été fourni sur le terrain. Vous savez, c'est souvent pareil quand un entraîneur s'en va. Ceux qui jouent sont déçus ; parmi ceux qui jouent moins, il y en a l'un ou l'autre qui est content."
Lorsqu'on lui suggère l'idée de prolonger l'intérim voire d'endosser la panoplie de T1 à plus long terme, l'ancien international espoir ne répond pas par la négative. "Si le club a besoin de moi, je suis présent. Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Des coaches m'ont envoyé leurs CV, je les ai transmis à la direction (sourire). Pour l'heure, on essaie juste de faire le meilleur boulot possible. Si on travaille bien, peut-être que cela donnera envie à la direction de continuer avec nous…"
Bien travailler, c'est avant tout tenter de renouer avec la victoire avant un programme corsé qui opposera l'Excelsior à Eupen, le Beerschot, le Club NXT et Dender. Soit, en un mois, les trois premiers du classement et la mieux classée des équipes B actuellement.
"C'est vrai que nous restons sur deux défaites (NDLR : Hasselt, Genk), mais il n'y a pas eu que des mauvaises choses dans ces matches, particulièrement en Coupe. On a revu les phases, par moments, on a développé du très bon jeu face aux pensionnaires de D1 A. Il nous a peut-être manqué un peu de folie, un peu plus de projections rapides vers l'avant pour inscrire un but et faire douter Genk."
Retour en terrain connu pour Olivier Werner

Seraing – Virton, ce sont évidemment des retrouvailles avec des garçons passés par Virton, comme Tom Lockman, Anas Namri ou encore Mario Mendoza, le directeur sportif des Métallos. Mais c'est aussi un match particulier pour Olivier Werner. L'entraîneur des portiers virtonais a en effet défendu les couleurs du club liégeois durant six saisons (deux comme gardien, quatre comme entraîneur des gardiens).
"C'est le club où je suis resté le plus longtemps, précise le citoyen de Stoumont, qui avait véritablement lancé sa carrière pro à Virton, au cours de la saison 2005-06. Même s'il n'y a plus, dans le noyau actuel, de joueurs que j'ai côtoyés au Pairay, hormis quelques éléments montés des U23, j'ai gardé là-bas pas mal de contacts et beaucoup de bons souvenirs, comme ces deux montées consécutives, jusqu'en D1 A. Seraing ne compte certes que deux points, mais attention, cette équipe a des qualités, de la jeunesse, de la fougue. Son souci, c'est qu'elle répète des erreurs évitables et on doit essayer d'en profiter. Un match charnière ? Oui, on peut la reléguer à onze points, mais ce genre de scénario, c'est un peu le nôtre depuis le début de saison. Car il importe avant tout de distancer ceux qui nous suivent. Rappelons qu'on vient de monter, qu'on vit une saison de transition et qu'il faut rester réaliste, on ne vise pas le haut de tableau. Et dans ce cadre, on ne peut que se féliciter de notre début de saison. Si on m'avait dit qu'on réussirait un 10 sur 18 et presque un 13 sur 18, à 8 minutes près (NDLR : les huit dernières du match contre Hasselt), j'aurais signé à deux mains."
Les noyaux
Seraing:
Virton: De Schrevel (Closset) ; Mézague, Kari, Lambotte (?), Tchaptchet, Diop, Assengue, Ntenda (?), Guillaume, Ben Hamed, Arib, Dembélé, Valerio, Wade, Goudani, Maiorano, Tormin, Hachem, Inchaud, De Geyndt.