Lenie Onzia, joueuse au grand cœur: "Je reverse 1 % de mon salaire à une association caritative"
Red Flame, Lenie Onzia est la première Belge à avoir rejoint l'association Common Goal, de l'Espagnol de Manchester United, Juan Mata.

- Publié le 20-02-2021 à 00h03
- Mis à jour le 07-04-2021 à 15h27

Ce dimanche, les Red Flames prennent la route direction Aix-La-Chapelle pour y affronter l'Allemagne pour leur deuxième match amical de la semaine, quatre jours après la défaite face aux Néerlandaises jeudi (1-6). Parmi le groupe d'Ives Serneels, on retrouve Lenie Onzia.
À 31 ans, la capitaine d'OHL a la particularité d'être la seule Belge à avoir rejoint Common Goal, l'association créée en 2017 par l'Espagnol de ManU Juan Mata, dont la volonté était de structurer son projet de reverser 1 % de son salaire à des associations caritatives en accueillant ses équipiers ou adversaires désireux de faire de même.
Un projet né en 2017
"Nous unissons le monde des footballeurs professionnels derrière un engagement commun : redonner à la société", tel est le credo de Common Goal qui rassemble les sommes de chaque membre et les reverse ensuite à diverses associations caritatives sélectionnées par le joueur membre.
Aux côtés de l'Espagnol, on retrouve désormais du beau monde : Giorgio Chiellini, Mats Hummels, Kasper Schmeichel, Paulo Dybala ou Jürgen Klopp, mais aussi des joueuses comme les emblématiques Alex Morgan ou Megan Rapinoe, alors que d'autres noms peut-être moins connus ont grossi la liste depuis quatre ans. Avec tous la même "obligation" en rejoignant Common Goal : reverser 1 % de ses revenus liés au foot.
Hommes ou femmes, le monde du ballon rond est, depuis le lancement, représenté par plus d'une centaine d'ambassadeurs et un drapeau belge avec Lenie Onzia depuis le 27 septembre 2019, quatre jours après le charismatique entraîneur de Liverpool. Cyriel Dessers, le Belgo-Nigérian de Genk, contributeur depuis peu, est lui représenté avec le drapeau nigérian, son équipe nationale.
Renseignée par une ancienne équipière de Twente, la Red Flame n'a pas hésité à faire don d'une partie de son salaire pour la bonne cause.
"On est souvent sollicités pour des associations mais on manque souvent de temps ou de possibilité pour investir de l'argent", commence la joueuse. "Avec Common Goal, tu peux choisir ton projet et surtout tu reverses 1 % de ton salaire. C'est clair que venant de moi, le montant n'est peut-être pas le plus élevé mais homme ou femme, star ou pas, on est sur le même pied en termes de pourcentage. Finalement, tu donnes un peu ce que tu peux en fonction de tes moyens. C'est ce que j'apprécie dans le mouvement."
"Peu connu en Belgique"
Parmi toutes ces stars, celle qui entraîne les jeunes élites à Louvain aimerait bien attirer plus de représentants belges à rejoindre l'association.
"Ce n'est pas difficile de motiver des joueurs à donner ou faire preuve de générosité", lance-t-elle. "Mais Common Goal n'est pas encore très connu en Belgique. Quand j'ai rejoint l'association il y a un an et demi et que je l'ai partagé, on m'a souvent interpellée pour savoir ce que c'était. C'est encore trop peu connu. Pourtant, les retours que j'ai eus au moment de mon inscription étaient positifs. On disait que c'était intéressant comme initiative. Le football, c'est en tout cas un super moyen pour promouvoir de telles associations ou de rendre la vie meilleure grâce au foot. J'ai de la chance avec le ballon rond, c'est important d'aider. On doit pouvoir rendre Common Goal plus connu."
Une association pour les jeunes filles
Avant de voir Eden Hazard, Romelu Lukaku ou encore Tessa Wullaert endosser le rôle d'ambassadeur de Common Goal, Lenie Onzia verse donc chaque année 1 % de son salaire et a opté pour une association active en Jordanie. À son niveau, elle a voulu venir en aide à une association.
"Je voulais une association qui militait pour le développement des droits des femmes et des filles. Ils développent sur place des projets sociaux pour les filles et les femmes en leur permettant de pratiquer du sport. Dans ce pays, ce n'est pas toujours équitable pour les filles et le projet sert justement à les aider dans l'intégration", nous indique-t-elle. "C'est mon ancienne équipière qui m'avait dressé une liste de potentielles associations qui pouvaient m'intéresser. Ce qui est bien au fond, c'est qu'on peut choisir le programme à soutenir que l'on veut !"
En cette période de crise sanitaire, Lenie Onzia n'a pas encore pu se rendre sur place pour soutenir de manière physique l'association Reclaim Childhood qui vient aussi en aide aux communautés réfugiées de Jordanie.
"Mais c'est clairement dans mes plans dès que la situation le permettra", explique-t-elle. "C'est tout de même le projet que je supporte. Je les suis d'ailleurs et leurs initiatives via Instagram."
Nathalie Dumont