À l'Euro féminin, de plus en plus de joueuses sont mamans et peuvent bénéficier du "protocole maman" comme chez les Françaises
L'Allemagne et la France, qui s'affrontent ce samedi dans le dernier quart de finale de l'Euro féminin, ont mis en place un dispositif pour les mamans de leur équipe ou de leur staff.

- Publié le 19-07-2025 à 13h06
- Mis à jour le 19-07-2025 à 13h07

Être sportive de haut niveau et maman devient de plus en plus fréquent et compatible. En Suisse, où se déroule l'Euro féminin, elles sont des dizaines parmi les 368 joueuses inscrites à être mères et à vouloir profiter de leur progéniture durant l'événement. De plus en plus d'ailleurs, les enfants en bas âge font partie du voyage. Même ceux des staffs.
Parmi les Red Flames, on ne compte aucune maman mais Lénie Onzia, membre du staff depuis 2022, a pu accompagner le groupe avec Senne, son fils né le 2 avril, lequel pouvait aussi compter sur la présence d'une accompagnante. Une prise en charge qui ne réjouissait pas seulement que l'ancienne joueuse d'ailleurs.
C'est un peu pareil dans chaque camp de base en Suisse en ce mois de juillet. Islande, Danemark, Suède, Espagne et France, pour ne citer que ces nations, ont vu les bambins venir égayer le temps libre des joueuses. Une présence qui ne profite pas seulement aux mamans. "Ça fait du bien de les voir courir partout, crier, jouer ou tomber", sourit la défenseuse française Melween N'Dongala.

Chez les Bleues, Amel Majri (déjà à la Coupe du monde 2023 et aux Jeux 2024) et Constance Picaud (déjà aux Jeux 2024) profitent du "protocole maman" mis en place par Corinne Diacre et activé pour la première fois il y a deux ans. Cela veut dire que la FFF prend en charge le déplacement, l'hébergement et la restauration d'un accompagnant et de l'enfant jusqu'à ses trois ans lors de ce genre de compétition. C'est à quelques détails près la même chose pour chaque délégation.
Une présence rassurante pour ces joueuses et qui participe à leur épanouissement mais qui ne veut pas dire non plus omniprésence. Les familles sont logées à quelques mètres du camp de base. "La veille, Constance me donne son planning afin que je sache ses moments off, quand on pourra se voir", a expliqué Océane, la compagne de Picaud, la 2e gardienne des Bleues, et maman d'Anaë, à L'Équipe. "J'organise ma journée par rapport à cela. Sur les moments off, on essaye d'être avec elle, c'est quand même l'idée de notre présence."
L'UEFA et la Fifa sont sur le coup
En évolution, cette situation est d'ailleurs prise en compte par l'UEFA dans son projet "Unstoppable" avec un milliard d'euros d'ici 2030 dans divers volets dont celui des entraînements adaptés pendant les grossesses. De son côté, la Fifa a instauré un mécanisme qui assure 14 semaines de congés payés après l'accouchement.