Quand Netflix fait ronronner la F1 comme une berline familiale : notre avis sur la saison 8 de la série "Drive to Survive"
Voici ce que nous avons pensé de la dernière itération de la saga à succès du grand N rouge, disponible sur les écrans depuis ce vendredi.

- Publié le 01-03-2026 à 11h46

Nous n'allons pas nous perdre en circonlocutions : si vous êtes un habitué de "Drive to Survive", cette huitième saison de la série Netflix qui a joué un rôle clé dans le succès actuel de la Formule 1 aux USA et auprès d'une nouvelle génération de fans ne vous apportera aucune surprise. Vous aurez même l'impression que l'équipe de production emmenée par James Gay-Rees (Senna) rechausse des gommes usagées.
Mais pourquoi changer une formule qui fonctionne ? Au risque de barber les habitués, on retrouve tout ce qui fait le sel d'un des plus grands succès du N rouge. Pendant huit épisodes, les caméras suivent pilotes et équipes avec des séquences très intimistes et exclusives. Le tout avec une réalisation toujours à couper le souffle. On ne cesse de s'émerveiller devant les images des Grands Prix en haute définition, avec des jeux sonores qui donnent un peu plus d'intensité à l'action.
Quelques passages resteront mémorables. On assiste ainsi à la chute de Christian Horner qui se retrouve débarqué de chez Red Bull du jour au lendemain, et qui assiste, déprimé, à la deuxième partie de saison depuis son fauteuil de directeur d'équipe déchu. Tout en donnant rendez-vous pour le futur. Ou encore, les frasques de Flavio Briatore qui a définitivement remplacé Günther Steiner comme LA grande gueule qu'on aime détester. Le vieux crocodile italien prend un plaisir fou à jouer de son étiquette de personnage sulfureux, et ça transpire à l'écran.

Sur un point plus négatif, la série peine à se débarrasser de ses défauts qu'elle traîne comme des boulets depuis des années. Tout d'abord, plusieurs grands absents manquent à l'appel. On reste sur notre faim chez Red Bull où on aurait bien aimé suivre l'ascension d'Isack Hadjar combinée aux déboires de Yuki Tsunoda, sans oublier l'éviction retentissante de Helmut Marko après Abou Dhabi.
Plusieurs pilotes manquent à l'appel au jeu de l'interview tamisée, le plus notable étant Max Verstappen (mais l'aversion du Hollandais pour la série est connue). Enfin, certains Grands Prix ont été mis en lumière inutilement. Quel intérêt de suivre le duel Mercedes-Ferrari à Spa-Francorchamps, en dehors des superbes images de notre circuit national, alors qu'il ne s'est au final pas passé grand-chose lors du GP de Belgique 2025 ?
En d'autres termes, "Drive to Survive" ne fait pas de grand huit pour sa 8e saison. Si vous êtes un féru suiveur ou un expert de la F1, vous ne ferez pas de bons dans votre siège. Pour le public plus occasionnel, c'est en revanche une plongée vertigineuse dans un monde extrêmement particulier pour le commun des mortels.