Bastianini triple la mise: "Je devais rester calme"
L'Italien a remporté le GP de France devant Miller et Espargaro en poussant Bagnaia à la faute.
- Publié le 15-05-2022 à 20h14

Dans le paddock on l'appelle Bestia, la bête, et l'avant de son casque arbore une grande bouche, agressive, vorace. Un surnom et des peintures qui symbolisent bien Enea Bastianini, le grand vainqueur du Grand Prix de France, sa troisième victoire cette saison, en sept Grands Prix, alors qu'il ne dispute que sa deuxième saison en catégorie reine. Le pilote satellite Ducati est d'ailleurs le seul pour l'instant à compter plus d'une victoire, et, celle-ci, il a été l'arracher aux pilotes officiels de la marque.
Dans un premier temps c'est Miller qui menait devant Bagnaia. Puis l'Italien est passé devant son équipier Australien alors que Bastianini occupait la troisième position. Une position d'attente pour le champion 2020 de Moto2 qui cherchait à se rassurer avant d'attaquer puisqu'il était tombé trois fois durant les essais.
"Ma stratégie était de rester calme dans la première partie de la course, pour mieux comprendre mon objectif, parce qu'au départ je ne visais pas la victoire", expliquait après-coup le pilote Gresini. "Puis j'ai vu que j'avais un meilleur rythme et je me suis dit que je pourrais attaquer dans les neuf derniers tours." Le premier à s'incliner a été Jack Miller, puis Bastianini a doublé Bagnaia, par surprise, en haut de la chicane Dunlop. "Je pense que je l'ai rendu nerveux quand je l'ai doublé, et il est parti à la faute quelques virages plus loin."
Bagnaia pouvait gagner, ou au moins jouer la deuxième place, de quoi reprendre des points précieux à Quartararo bloqué à la cinquième position après un mauvais départ. Mais le Turinois est tombé après avoir tenté de contrer Bastianini. Pourtant il réfute toute nervosité : "Je me suis dit - pas de pression - je vais le doubler en étant constant. Puis je suis arrivé dans le dernier virage, sans être trop rapide et je suis tombé. C'est bizarre."
Bagnaia reconnaît avoir perdu gros, hier, au Mans, et avoue qu'il ne peut plus se permettre ce genre d'erreur s'il veut remporter le titre.
Mais il faudra compter avec lui parce qu'après sa victoire à Jerez, Pecco a prouvé qu'il était revenu dans la lutte pour la victoire.