Une dizaine de candidats au titre en triathlon à Tokyo !
Le départ de l'épreuve olympique sera donné à 6h30 du matin, ce lundi, au Japon, soit cette nuit (23h30), en Belgique, avec un certain Marten Van Riel…

- Publié le 25-07-2021 à 19h08
Les triathlètes devront se lever tôt, très tôt, pour disputer l'épreuve olympique. Afin d'éviter la chaleur, les organisateurs japonais ont, en effet, prévu le départ à 6h30 du matin, ce lundi, soit dans la nuit de dimanche (23h30) en Belgique. Il est vrai qu'on annonce déjà une eau à 30° dans l'Odaiba Bay entourant l'île artificielle du même nom en référence aux batteries de canons qui y sont positionnées. Célèbre, cette île possède des hôtels, des commerces, des musées, des bureaux, dont ceux de Fuji Tv, et une plage où la baignade n'est pas… recommandée ! En cause : la pollution de l'eau, un peu comme à Rio, malgré tous les moyens mis en œuvre par les autorités pour la limiter. Pas de quoi empêcher une compétition qui s'annonce plus indécise que jamais.
Pour la première fois depuis longtemps, aucun champion olympique ne figure au départ de la course masculine, Jan Frodeno (2008) étant monté avec succès sur longues distances où l'Allemand a établi un nouveau record du monde en 7h27.53 pour 3,8 km de natation, 180 km à vélo, 42 km à pied (!) et Alistair Brownlee (2012, 2016) n'ayant pas réussi à se qualifier, la Grande-Bretagne n'alignant que deux triathlètes.
Dans ce contexte, les prétendants au sacre ne manquent sur la fameuse formule olympique (1,5 km de natation, 40 km à vélo, 10 km à pied). À commencer par le Français Vincent Luis, double champion du monde de la régularité en 2019, puis en 2020, année chamboulée par la crise sanitaire, mais au cours de laquelle le triathlète de Vesoul, âgé de 32 ans, a remporté les quatre épreuves au programme, dont le titre mondial en septembre, à Hambourg. Plus discret cette saison avec un seul résultat (une sixième place mi-mai, à Yokohama, lui assurant sa qualification olympique), Luis s'est minutieusement préparé en compagnie, notamment, des… Belges Marten Van Riel et Jelle Geens. La philosophie du groupe : "s'entraîner avec les meilleurs pour devenir meilleur "
Vincent Luis et... Marten Van Riel en tête à la sortie de l'eau ?
Excellent nageur, le Français devrait sortir de l'eau parmi les premiers (surtout en l'absence du Slovaque Richard Varga), parmi lesquels l'Allemand Jonas Schomburg, le Britannique Jonathan Brownlee et notre compatriote Marten Van Riel. À partir de là, tout dépendra de la tactique des uns et des autres sur un parcours cycliste constitué de 8 tours de 5 km, donc rapide et technique, avec des virages à 90° et quelques demi-tours, en ville, comme souvent désormais… Parmi les candidats au titre, voire au podium, il faudra se méfier du Norvégien Kristian Blummenfelt, victorieux cette année à Yokohama et à Lisbonne, mais aussi de l'Américain Morgan Pearson, redoutable à pied, du Canadien Tyler Mislawchuk et du Néo-Zélandais Hayden Wilde.
Tous ces gars devront, en tout cas, éviter d'emmener avec eux en deuxième transition le jeune Britannique Alex Yee (23 ans), vainqueur de la dernière World Series début juin, à Leeds, dont la vélocité à pied est impressionnante. Comme celle du malheureux Jelle Geens, absent de cette épreuve olympique en raison d'un test positif au Covid-19, il y a deux semaines, alors qu'il s'entraînait à Gérone.
Enfin, comment ne pas évoquer les Espagnols Mario Mola, Fernando Alarza et, surtout, Javier Gomez. Véritable icône de la discipline, celui-ci tente, à 38 ans, un incroyable pari. Après avoir terminé quatrième en 2008, à Pékin, deuxième en 2012, à Londres, le quintuple champion du monde (!) sur la distance olympique s'était fracturé le bras un mois avant les Jeux de Rio. Passé également sur longues distances avec un certain succès, il revient sur l'épreuve olympique pour réaliser son rêve, mais en a-t-il encore les jambes ?
Dans le clan belge, notre seul atout sera donc Marten Van Riel, sixième en 2016, à Rio. Victime, comme beaucoup, de la crise sanitaire, mais aussi d'une chute à vélo lors d'un entraînement lui ayant occasionné une fracture au pubis, l'Anversois de 28 ans a été privé de compétitions pendant de longs mois. Mais, dès son retour, il a retrouvé le rythme, se classant 7e mi-mai, à Yokohama, assurant la qualification du relais mixte belge quelques jours plus tard, à Lisbonne, avant de terminer 9e de l'individuelle. Et, surtout, Marten est monté sur le podium (3e) début juin, à Leeds, derrière le Britannique Yee et l'Américain Pearson !
