Maelys Dapa, plus jeune participante à l'Euro, à Tbilissi : "Oui, sur un tatami, je suis naturellement agressive"
La Liégeoise âgée de 17 ans est présentée comme la nouvelle pépite du judo belge mais avoue avoir encore beaucoup à apprendre.

- Publié le 16-04-2026 à 06h50
- Mis à jour le 16-04-2026 à 12h59

Ne vous fiez pas à la timidité de ses 17 ans car, sur le tatami, Maelys Dapa est une lionne. Quand on évoque avec elle ses qualités de judoka, la Liégeoise n'hésite pas : "Agressivité et endurance", répond-elle. Révélée quand elle est devenue, à 15 ans, championne de Belgique en -48 kg à la surprise générale, y compris la sienne, la protégée de Fabrice Flamand à Visé, club qui a vu éclore Umayev et Corrao, est lancée dans le grand bain de l'Euro ce jeudi à Tbilissi.
"Maelys est là pour acquérir de l'expérience après ses bonnes prestations à Abou Dhabi et à Linz", précise Damien Bomboir.
Vice-championne du monde -18 ans l'an dernier, la jeune Visétoise n'a certes que quatre combats internationaux seniors à son actif mais elle a déjà marqué les esprits. Et, c'est avec fierté qu'elle s'aligne à l'Euro, elle qui a commencé le judo à l'âge de six ans.
"J'avais un caractère fort et mes parents ont décidé de m'inscrire au judo. Au départ, rien de familial puisque mon grand frère joue au foot. Mais ma petite sœur s'est mise au judo. Disons que, moi, j'avais besoin d'être canalisée. Après, j'ai bien progressé jusqu'à ce titre de championne de Belgique qui m'a donné confiance."
À son âge, Maelys est encore aux études et concilie avec succès ces dernières avec le sport de haut niveau. "Je suis en cinquième secondaire à Visé où je m'entraîne également le lundi et le vendredi. Le mercredi, je vais à l'entraînement national. Je n'ai que quatre ou cinq séances de judo par semaine. Plus la préparation physique. Ma maman m'accompagne un peu partout. Elle me soutient beaucoup. C'est important pour moi."
Future avocate ?
Étudiante en option sciences sociales, Maelys bénéficie de certains aménagements horaires. "Au retour d'une absence, je dois rattraper mes cours et mes interros. C'est important de poursuivre mes études. Mon envie, c'est le Droit. Qui sait ? Être avocate plus tard…"
Les pieds sur terre et sur le tatami, Maelys Dapa découvre le haut niveau en compagnie de Lois Petit, sa copine "en dehors du tatami." "Lois a pas mal d'expérience et me donne des conseils. Elle m'encourage aussi. J'ai encore beaucoup à apprendre. J'écoute donc mes entraîneurs, Pedro Guedes et Fabrice Flamand. J'en ai besoin parce qu'il y a un fossé entre les cadets et les seniors. Et, puis, je me base sur mes qualités dont mon agressivité naturelle. Je me suis bien préparée en vue de cet Euro. Je ne suis pas tête de série. Je risque donc de tomber d'emblée sur plus forte que moi mais je donnerai le meilleur et on verra. Vous savez, je vois ça sur le long terme. J'espère, un jour, pouvoir participer aux JO. L'Euro est une étape."