Nicholas Plessers a commencé la saison comme titulaire au HC Visé : "Numéro 1, ça n'a pas d'importance"
Nicholas Plessers a entamé la saison comme titulaire au HC Visé. "Mais on ne gagne pas un match avec un seul gardien"
- Publié le 08-09-2022 à 13h30
- Mis à jour le 08-09-2022 à 13h02

C'est devenu un clasico et il a lieu dès la deuxième journée de BeNeLeague : Bocholt, multichampion de Belgique, accueille le HC Visé, tenant du titre, dès ce samedi.
Une rencontre spéciale pour les Visétois, qui rêvent de confirmer, et plus encore pour Nicholas Plessers, seul Limbourgeois du groupe.
Point commun entre les deux équipes : un groupe rajeuni et le départ d'un pilier de chaque côté (Rola à Bocholt, Kedziora à Visé). "Mais attention ! Pour moi, Bocholt est plus fort que la saison dernière", prévient le gardien visétois. "Et comme ils veulent leur revanche, nous devrons nous battre comme des lions pour gagner ce match. Notre groupe reste beaucoup plus jeune que celui de Bocholt. Imaginez : j'ai 28 ans et, puisque Yves Vancosen est suspendu, je suis le plus âgé. Mais ça ne change rien à mes objectifs : le club vise le top 4, moi je vise un trophée. La BeNeLeague, ce sera difficile mais je crois beaucoup aux qualités du groupe."
Se battre, Plessers sait ce que ça veut dire. Cela fait quatre ans qu'il lutte constamment contre lui-même pour revenir dans le coup suite à des problèmes physiques. "Quand je jouais en Allemagne, j'ai eu une déchirure d'un tendon de la fesse. Depuis, les problèmes se sont multipliés", explique-t-il. "J'ai souffert pendant toute la préparation. Samedi, contre Hurry Up, pour la première fois, je n'ai ressenti aucune douleur en match."
Arrivé comme numéro un absolu la saison dernière, Plessers sait désormais qu'il peut compter sur Corentin Delatte pour l'épauler. Car même s'il n'y en a qu'un qui joue, les gardiens de handball ne parlent pas de concurrence. "Nous formons une paire", dit Plessers. "Il n'y a pas de numéro un. Quand un de nous deux est malade, blessé ou dans un mauvais jour, l'autre fait le job. Le plus bel exemple, c'est ce qui s'est produit lors de la finale contre Bocholt la saison dernière : je me suis blessé, Corentin est entré mais n'était pas en grande forme, je suis remonté au jeu et, au final, c'est lui qui a arrêté les tirs à 7 mètres après les prolongations. On ne gagne pas un match et encore moins un championnat avec un seul gardien."
Ce duo de gardien a désormais un nouvel entraîneur : Lupica a succédé à Atmani. "On travaille différemment, les entraînements sont plus physiques et davantage basés sur l'explosivité mais c'est normal car nous sommes en début de saison. J'ai joué avec Lupi à Tongres et je suis très content de le retrouver."