Licence pro de l'URSL Visé : après les explications, l'attente
Visé a défendu son dossier de demande d'une licence professionnelle vendredi passé. Verdict attendu pour le 14 avril.
- Publié le 05-04-2021 à 16h00
- Mis à jour le 05-04-2021 à 15h10

Le club visétois s'est expliqué devant la Commission des licences à la veille de ce long week-end pascal. Pour rappel, le dossier visétois avait reçu un avis négatif de l'Auditorat général des licences, qui ciblait principalement les manquements constatés aux infrastructures du club, à savoir l'éclairage et la capacité en places assises du stade de la Cité de l'Oie.
"Les travaux concernant la mise en conformité de l'éclairage sont en cours de réalisation. Le club l'a fait savoir à la Commission en présentant un bon de commande et quelques photos à l'appui. Ces travaux seront terminés à la mi-mai", précise Christian Bartosch. "Le club a également présenté un devis pour ce qui est des places assises à ajouter à la capacité actuelle", poursuit le directeur général de l'URSL Visé, qui n'a pas participé à la séance par vidéoconférence en raison de ses attributions à l'Union belge.
Outre les points contestés par l'auditeur (NdlR : Nils Van Brantegem) dans son rapport rendu à la Commission des licences, les conseils du club bassi-mosan, Mes Stockart et Dupont, ont également plaidé sur des aspects plus généraux, notamment le système des licences et les problèmes liés au droit à la concurrence.
"À Visé, Il ne manque que 244 sièges pour répondre au critère des places assises", signale Christian Bartosch, en évoquant en parallèle la dérogation dont bénéficiera (it) Deinze pour mettre son stade actuel aux normes de la D1A. Le règlement l'y oblige dès la deuxième saison passée dans l'antichambre de l'élite. Un deux poids deux mesures qui passe mal des deux côtés de la frontière linguistique.
À l'instar de l'URSLV, d'autres clubs de Nationale 1 avaient introduit une demande identique, au nord comme au sud du pays. Parfois pressé par un timing imposé, bon nombre ont abandonné l'idée d'obtenir le précieux sésame. Les dirigeants visétois, pour leur part, veulent aller au bout du processus. Parce que le club visétois veut avancer. Parce que le football belge n'en est plus à un rebondissement près. L'URSL Visé attend maintenant le verdict des instances fédérales, en principe rendu le 14 avril prochain.
Yves Hardy