Le plaisir retrouvé de Louka Franco
Transféré de la RAAL à Mons cet hiver, le milieu de terrain a retrouvé le sourire.

- Publié le 09-01-2024 à 10h44
- Mis à jour le 09-01-2024 à 10h49

Louka Franco n'a joué que 35 minutes face à La Louvière Centre samedi soir mais elles ont suffi au bonheur du néo Montois. Il faut dire que la dernière fois qu'il a joué autant dans un match, c'était lors de RAAL – Anvers U23 le 7 octobre (45 minutes). Autant dire une éternité pour le milieu de terrain de 26 ans.
"Et puis, je rentre, c'est 0-0 et à la fin, c'est 2-0. Pour un remplaçant, c'est toujours bien, rigole le Carolo qui a pesé sur la 2e période. Là, j'ai retrouvé le plaisir de jouer, de reprendre du rythme, le plaisir du foot. J'ai retrouvé cette faim ! Et j'ai surtout retrouvé mon Thomas (NdlR : Vanhecke, avec qui il jouait depuis ses 5 ans mais qui avait déjà fait le chemin RAAL – Mons cet été). Avoir quelqu'un dans mon dos qui va tacler, qui va se battre, quelle joie."

Un transfert réussi donc pour le cousin d'Adriano Bertaccini qui trouvait le temps long à la RAAL cette saison, barré par la bonne forme de ses concurrents (Pau, Ito) et les performances du onze de base en Nationale 1. Les contacts avec les Dragons avaient déjà existé cet été mais, au contraire de Vanhecke, Franco avait lui posé un autre choix : rester à la RAAL en devenant joueur à temps complet en abandonnant ses heures de cours d'éducation physique dans une école. "J'avais fait le choix d'une autre qualité de vie en quittant le boulot et ayant finalement des entrainements supplémentaires à La Louvière. Même si cette première partie de saison n'a pas été très réjouissante, je n'ai pas de regret d'avoir tenté le coup, souffle-t-il. Je suis croyant et seul Dieu a le contrôle. On apprend tous de ses choix, de ses erreurs. Même si je ne jouais pas, j'ai appris dans cette adversité. On tire tous des leçons de ses choix. Et j'ai pu connaitre l'ère Frutos comme on dit. La RAAL a été compréhensive dans ma demande de m'en aller."
Ne comptez pas sur lui en tout cas pour ne retenir que le négatif de ces six mois difficiles dans un club qui a lancé sa carrière chez les séniors. "Je suis toujours resté pro et grâce à Pablo (NdlR: Morchon), j'ai pu garder un certain niveau physique. C'est vraiment du top niveau ce PP", signale-t-il. Avec ce changement de club, c'est aussi son environnement qui a changé. Même si l'Albert poursuit son chemin vers la professionalisation, il n'est pas, encore, aussi avancé qu'à la RAAL. "Mais à Mons, Dante a ajouté des séances d'entrainement en journée. Et puis, la charge est réalisée de manière optimale et je vais aussi à la salle."
Après avoir passé quasiment 15 ans à Charleroi, 6,5 ans à la RAAL, on s'attend à ce que le passage de Franco au Tondreau ne soit pas éclair. Pourtant, après avoir vu la concurrence l'envoyer en tribunes à La Louvière, le milieu de terrain est arrivé dans un secteur déjà bien fourni à Mons. Et qui est aussi performant. "Le foot, ce n'est pas un sport individuel, je n'ai pas peur. Quand je vois mes équipiers… C'est du top. À l'image de Sandro Cordaro. 37 ans et il reste une machine de guerre. J'espère suivre son exemple (rires)."