Jannik Sinner, les premiers pas du nouveau roi de l'ATP : "Je suis devenu le joueur à battre…"
L'Italien, nouveau numéro un mondial depuis lundi, a connu un début de sacre mouvementé entre réceptions et tests physiques en vue des Jeux olympiques.

- Publié le 13-06-2024 à 14h44

Déçu de ne pas avoir remporté Roland-Garros après sa défaite en demi-finale contre Carlos Alcaraz, Jannik Sinner se sera consolé, lundi, avec l'officialisation de son nouveau statut de numéro un mondial. Une consécration qui s'est matérialisée avec un trophée reçu des mains du président de l'ATP, Andrea Gaudenzi au Monte-Carlo Country Club. Lors de cette cérémonie, l'Italien de 22 ans a découvert dans un montage les félicitations d'anciens rois du circuit masculin. D'Agassi ("Je ne vois personne qui le mérite plus que toi") à Federer ("L'Italie t'aime"), en passant par Murray ("Tu le mérites tellement"), McEnroe. ("Tu réussis si bien au tennis") et Roddick ("J'espère que tu trouveras le temps de réaliser ce que tu as fait"), tous adoubèrent un Sinner conscient de son nouveau statut.
"Devenir numéro un est une grande réussite. C'est un rêve devenu réalité, mais d'un autre côté, je dois maintenant faire face à de nouveaux défis. Les adversaires ? Ils n'ont plus rien à perdre contre moi et j'ai tout à perdre, mais c'est ce qui est excitant. Il faut travailler pour avoir des solutions différentes sur le terrain et j'espère que ce sera ma prochaine étape. Dans les prochains mois, je veux apprendre à être plus imprévisible sur le terrain."
Et malgré son côté assez introverti, le longiligne droitier savourait cet accomplissement : "Je pense que c'est la plus grande signification que nous avons dans notre sport. C'est le rêve de tout le monde, d'occuper cette place. Maintenant, nous verrons combien de temps je peux rester là, un défi différent se présente à moi."
Mardi, c'est dans sa ville natale de Sesto, dans le nord de l'Italie, que le 29e numéro un mondial de l'histoire de l'ATP a été reçu pour fêter sa prise de pouvoir sur le tennis international. Un rendez-vous apprécié par le rouquin.
"C'est toujours un sentiment incroyable de retourner là où je suis né, là où ma famille m'a élevé. En rentrant à la maison, j'ai toujours des souvenirs en tête, aller skier et me voir avec des amis jouer quand j'étais enfant. Cet endroit est spécial. Cela me rend très heureux et je suis très fier de mes origines. Redonner quelque chose à ce bel endroit, c'est quelque chose de vraiment incroyable."
Déjà devenue très grande suite à son sacre à l'Australian Open en début d'année, la notoriété de Jannik Sinner a encore fait un bon depuis qu'il est numéro un mondial. "La réaction des Italiens est formidable. Ils m'ont donné tellement d'énergie, surtout dans les moments où j'avais du mal. Partager ce moment avec eux et avec toutes les personnes qui me soutiennent, c'est incroyable. Je peux partager cette place de numéro 1 mondial, qui est l'objectif ultime de chaque joueur, avec tout le pays. C'est un superbe sentiment."
Halle et Wimbledon au programme
Après un détour au Tennishalle Sexten, le club de tennis de ses débuts, où il a partagé du temps avec de nombreux enfants, le Tyrolien a pris, mercredi, la direction de Rome. Dans la capitale, il s'est rendu au centre de préparation olympique Giulio Onesti pour subir une batterie de tests physiques en vue des Jeux de cet été.
"Tout s'est bien passé, commenta Jannik Sinner. Je vais bien. Maintenant, nous recommençons le travail. Je jouerai à Halle puis à Wimbledon et enfin évidemment aux JO, un moment clé de ma carrière. Mon objectif demeure le même : travailler pour m'améliorer en tant qu'athlète et en tant que personne. J'ai hâte de faire partie de l'expédition italienne aux Jeux olympiques, de rencontrer les autres athlètes de mon pays. J'espère gagner une médaille."
Devenu le premier Italien numéro un mondial depuis le classement informatisé créé en 1973, Jannik Sinner sait qu'il retrouvera souvent face à lui dans le futur Carlos Alcaraz, l'autre prodige de la jeune génération : "Il fait de moi un meilleur joueur de tennis. À chaque fois que je joue contre lui et que je perds, je sais ce que je dois améliorer. avec mon équipe, nous allons travailler là‐dessus et nous sommes impatients de jouer à nouveau contre lui pour montrer à tous mes progrès."