Zizou Bergs sur son retour en Coupe Davis après l'incident Garin : "Je suis en paix avec moi-même"
De retour en équipe nationale après l'incident qui l'a opposé au Chilien Garin en février dernier, Zizou Bergs explique avoir tiré un trait.
- Publié le 11-09-2025 à 06h40

Pour son premier rassemblement national depuis l'incident survenu face au Chili, en février dernier, lorsqu'il avait percuté Cristian Garin à l'occasion d'un changement de côté, Zizou Bergs semble avoir tourné la page.
"Pour être honnête, l'expérience vécue à Hasselt a été incroyable, explique le Limbourgeois. J'avais livré un bon match le premier jour et, contre Garin, c'était une énorme bataille. Jusqu'au dernier point joué, c'était incroyable à vivre. Quant à l'incident, c'est regrettable, mais j'ai fait la paix avec moi-même. Je n'ai pas beaucoup de regrets, sauf peut-être d'avoir traversé le terrain un peu trop excité. Le sentiment global de ce week-end, lui, reste positif."
Positif, le leader de l'équipe belge l'est tout autant que son capitaine Steve Darcis. "On est tous conscients que l'Australie est un adversaire sérieux. Surtout avec son meilleur joueur, Alex de Minaur. Donc, oui, nous ne sommes clairement pas les favoris cette fois. Il faudra être solides et concentrés. Je pense que l'on se sent tous bien, on s'amuse, et on essayera d'en tirer le meilleur sur le terrain, même si l'on sait que ce sera difficile. On croit en nos chances."

"De Minaur ? Je connais son jeu"
Le joueur de 25 ans s'attend à un véritable défi face au huitième mondial. "Ce serait formidable si je parvenais à le battre, poursuit le natif de Lommel. Je l'ai déjà affronté une fois, mais c'était sur gazon (NdlR : défaite 7-5, 6-4 à Rosmalen 2024). Bien sûr, j'ai visionné certains de ses matchs afin d'étudier son jeu : les derniers à l'US Open mais aussi ceux de Rotterdam en indoor. Je connais ses qualités, notamment sa très bonne défense. À moi de trouver les solutions. En toute honnêteté, je crois en mes chances, même si elles ne sont pas très élevées."
Comme ses partenaires, Bergs a dû composer avec la fatigue et les décalages horaires, entre l'US Open disputé à New York, un bref retour de 72 heures dans son appartement anversois et le départ pour Sydney. "Quand je suis rentré en Belgique, j'étais déjà motivé à l'idée de repartir avec les gars. Je voulais vraiment jouer pour le pays et être ici avec l'équipe. Pour moi, ce n'est que du bonus. Mais ce n'est pas simple de recharger ses batteries en trois jours. Tu le sens dans la tête et dans les jambes, comme tout le monde ici. Mon voyage aux États-Unis a été très long et les semaines à venir, avec la tournée asiatique, le seront tout autant. C'est la réalité d'un joueur du circuit."