Roland-Garros – Son succès, ses larmes, la chaise de Nadal et son album Panini, Raphaël Collignon nous dit tout : "Je ne voulais pas craquer"
Le Liégeois restait la tête sur les épaules après son succès prestigieux contre Ben Shelton (ATP 5).

- Publié le 29-05-2026 à 06h36

Grand fan de Rafael Nadal, c'est dans la salle de presse principale de Roland-Garros, celle où l'Espagnol est venu parler de ses nombreuses victoires des dizaines et dizaines de fois que Raphaël Collignon est venu nous transmettre son ressenti après sa victoire en trois sets contre Ben Shelton (6-4, 7-5, 6-4) au deuxième tour des Internationaux de France avant d'affronter Matteo Arnaldi (ATP 104) au troisième tour.
Raphaël, cela vous fait quoi d'être dans cette salle ?
Ça me fait plaisir, ça veut dire que j'ai fait quelque chose de bien, je suis très content d'avoir gagné ce match, j'ai vraiment été très solide du début à la fin, très stable, c'est ce qu'il fallait que je fasse pour gagner et franchement je suis fier de la manière dont j'ai joué aujourd'hui, j'étais vraiment dans mon match du début à la fin.
Comment as-tu préparé ce match pour avoir une attitude aussi déterminée et aussi constante pendant tout ce match ?
Finalement il n'y a pas eu énormément de surprises, Steve m'a vraiment bien préparé, je savais qu'il fallait essayer d'être présent au retour et être concentré sur mes jeux de service. Quand je prends bien mon temps, que je suis assez calme, je sers bien. J'ai attendu les opportunités et à chaque fois elles sont venues. J'ai pris son service à chaque fois à de bons moments.
Dans votre entourage, il y a beaucoup de personnes qui sont conscientes de votre potentiel, et vous en êtes-vous conscient ?
J'espère, il faudra voir le match d'après, c'est toujours le match d'après qui compte, donc voilà je sais que je suis capable de faire des bonnes choses, je l'ai déjà prouvé dans le passé. Aujourd'hui, j'ai l'impression que c'était vraiment complet, vraiment maîtrisé contre un joueur de top 5. Si au final c'est juste un coup d'épée dans l'eau, cela ne sert à rien.
Il y a eu quelques petites larmes après le match ?
Je ne voulais pas craquer, mais c'est arrivé d'un coup. Je pense que c'est le fait d'avoir tous mes proches, de les voir pour l'interview. Il y avait mon frère et mon papa, malheureusement ma copine n'était pas là. Mais sinon pour le reste il y avait pas mal de mes cousins, il y avait vraiment tous mes proches, donc évidemment quand tu fais un truc comme ça et que tu partages avec des gens que tu vois au quotidien, qui te sont chers, avec qui tu passes des super moments, de pouvoir partager ça avec eux, c'était incroyable. Et je n'ai pas su contrôler mes émotions. Nous ne sommes pas des robots.
Étiez-vous surpris par le manque de solutions trouvées par Ben Shelton ?
Oui, je trouvais qu'il y avait pas mal de déchets de son côté, après je trouve qu'il a été vraiment très bon. Il a eu du mal au retour parce que j'ai super bien servi. Sinon il était quand même assez impressionnant au service, mais on le savait. Parfois j'étais assez étonné de voir que j'arrivais à avoir quand même des points gratuits, même sans le bousculer. Je lui ai montré que j'étais vraiment présent sur tous les points.
Est-ce juste que vous vous promenez avec votre album Panini de la Coupe du monde de football ?
Oui, c'est juste. Je demande à pas mal de joueurs pour faire des échanges. Cela faisait pas mal de temps que je voulais avoir l'album, je le faisais quand j'étais petit. C'est une manière assez ludique de passer du temps. Je sais que Jaime Faria le fait aussi. On va planifier quelques échanges.